I. Expédition de Corbulon en Arménie
[Cf. Frontin, De Straiag. II, g, 5; IV, i, 21; IV, i, 28; IV, 2, 3 (ci-dessus p. 247). — Pline, H, N., II, 72; VI, 8; VI, i5; VII, 40 (ci-dessus pp. 248-9].
{Ann, XIII, 34-41 ; XIV, 23-26.) — La guerre entre les Romains et les Parthes, mollement conduite jusqu'ici (a) est poussée avec vigueur (a).
Corbulon, avant ds se mettre en campagne, rétablit la discipline dans son armée, lève des troupes en Galatie et en Cappadoce, surveille tout, tête nue et à peine vêtu (b), par les froids les plus rigoureux (b), et pousse la sévérité jusqu'à punir de mort un premier manquement dans le service. Châtiment du primilaire Pactius Orphitus.
Cependant après de furtives attaques (c), Tiridate commence ouvertement la guerre (c). Il court, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. Corbulon qui cherche vainement à engager la bataille (d), divise alors ses forces (d), cependant que ses alliés, Antiochus et Pharasmane, entrent en campagne, et que les Insiques envahissent les contrées les plus impraticables de l'Arménie.
Tiridate, enveloppé de toutes parts, demande d'abord à son adversaire, pourquoi, malgré les traités, on veut le déposséder de l'Arménie.
2. Il lui propose ensuite une entrevue que Corbulon accepte et à laquelle Tiridate ne vient pas. Bien mieux, dans le
dessein d'arrêter les convois qui arrivent par l'Euxin et par Trébizonde^ Tiridate s'éloigne précipitamment.
Alors, ayant chargé C. Flaccus et I. Capiton d'attaquer les places moins importantes, Corbulon assiège Yolande, et s'en empare (e). II marche vers Ârtaxate, capitale de l'empire, Vincendie et la rase jusqu*au sol (e). Un prodige avait annoncé la destruction de la ville : les dehors de la place s'étaient vivement éclairés par le soleil (f), tandis que r enceinte des murs se couvrait subitement de nuages (f).
Enfin, Corbulon s'avance vers Tigranocerte. Chemin faisant, il est harcelé par les Mardes et il manque d'être assassiné dans le pays des Taurannites. Son armée, après avoir traversé des landes stériles (g), arrive dans des lieux cultivés (g).
A l'approche du général romain que les jeunes gens de la ville, enfermés dans la citadelle, essayent vainement de repousser (h), Tigranocerte ouvre ses portes (h).
C'est alors que Tigrane, choisi par Néron pour gouverner l'Arménie, arrive. Retenu pendant longtemps à Rome en qualité d'otage il y était descendu jusqu'à la lâcheté des esclaves. Il est reçu en Arménie sans opposition, et Corbulon se retire en Syrie dont il vient d'obtenir le gouvernement.