‹ Le génie de TaciteChapitre 68 sur 69 · Ann. XV, 6-17.) — Vologèse, roi des Parthes, va · texte numérisé non relu

Ann. XV, 6-17.) — Vologèse, roi des Parthes, va

lui-même assiéger Pétus, enfermé dans ses retranchements (I). Pétus doit capituler (II).

[Ann. XV, i-5.) — Vologèse supportait impatiemment que son frère Tiridate eut été expulsé de l'Arménie, mais il hésitait à le venger.

Cependant, voyant Tigrane ravag,et l^ "ç^"^^ <S«s» èASaic>^-

nieas» il assemble son conseïl, ceint du diadème le front de Tiridate et ordonne au général Monèse d'if lier chasser Tigraue de l'Arménie.

InstruLt de ce dessein, Corbulon envoie deu^^ légions au secours de Tïgrane^ sous les ordres de V. Sëverus et de V, Bol an y s. En même temps il fortifie la Syrie da côté de TEuphratet cache plusieurs ruisseaux sous des moaceaui de sable* et demande à Néron un défenseur spécial pour l'Arménie. Sur ces entrefaites, Monèse précipite sa marche vers Tigranootrte où Tigrane était entermé. Tigranocerte était partout entourés d*eau. Les assiégeants remportent un premier avantage ^a), mais bientôt, ils st^nî taîUés tnpii£is (a)*

M.ilgré ce succès, Corbulon envoie une ambassade au roi Vologése pour se plaindre qu'il tienne enfermé dans Tîgranocerte un roi allié et ami. Vologése répond à Corbulon qu'il va envoyer des députés vers CésaJ poor lui demander T Arménie. 11 ordonne à son lieutenant Monèse d'abandonner Tîgranocerte, et s'éloigne lui^ même.

(Ann, XV, 6-17.) — Cependant Césennius Pétus arrive en Arménie avec le titre de chef particulier du pays. Le commandement des légions est partage entre les deux généraux qui se jalousent. Corbulon ne soufifre pas de rival, Pétus rabaisse les exploits de Corbulon. Vers le même temps, les députés envoyés à Rome par Vologése, reviennent sans avoir rien obtenu. Les Parthes alors commencent ouvertement la guerre pour la possession de l'Arménie ; Pétus l'accepte.

I. Avec deux légions, l'une commandée par Vettonianus, l'autre par Calavius, le général Pétus, en dépit de funestes présages, entre en Arménie. Sans avoir ni fortifié son camp, ni assurer ses approvisionnements, il entraîne son armée au-delà du mont Taurus dans le dessein de reprendre Tigranocerte. Il s'empare de quelques forts, parcourt de vastes contrées, puis, après avoir détruit ses approvisionements^ il ramène à leur point de départ ses troupes prétendument victorieuses. Cependant Corbulon, cia\g;na.iit c\iie les Parthes n'en-

vahissent la Syrie, garnit de postes plus nombreux les rives de l'Euphrate, construit un pont, occupe les collines opposées avec un si grand déployement de forces que les Parthes, renonçant à s'emparer de la Syrie, tournent toutes leurs espérances vers l'Arménie. 2. Ne prévoyant pas le danger qui le menaçait, Pétus tenait la 5e légion éloignée et multipliait les congés aux soldats, lorsqu'il apprend que Vologèse arrive avec une armée formidable

1. D'abord, il fait avancer ses légions comme pour engager la bataille (a), puis, effrayé, il revient sur ses pas (a).

2. Ensuite, il reprend confiance, place trois mille fantassins sur le sommet du mont Taurus (b) et les cavaliers Pannonniens dans une grande partie de la plaine (b), cache sa femme et son fils dans un château, et disperse ses soldats.

1. Il informe Corbulon de la situation critique où il se trouve. Corbulon ne se presse pas (c).

Cependant Vologèse, informé que Pétus avait fait garder les passages, ici par des fantassins^ là par des cavaliers, n'en persiste pas moins dans son plan. Il effraye la cavalerie et écrase Tinfanterie.

2. Pétus envoie un second message à Corbulon. Cette fois, Corbulon se dirige sur V Arménie par le chemin le plus court, sans s*arréter ni le jour ni la nuit (c).

Vologèse n'en presse les assiégés que plus vivement. Il attaque tantôt le camp de Pétus, tantôt le château. Il s'approche aussi près que jpossible dans l'espoir d'attirer les Romains au combat, mais ceux-ci se bornent à défendre leurs retranchements.

1 . Découragé, Pétus écrit à Vologèse une première lettre. Il se plaint que le roi Parthe lui fasse la guerre à cause de l'Arménie, et il lui reproche d'être venu avec toutes les forces de son armée (d) pour attaquer deux légions (d).

A cette première lettre, Vologèse répond qu'il attend l'arrivée de ses frères Pacorus et Tiridate pour décider du sort de l'Arménie (e).

2. Cependant, Pétus demande alors, par ambassade, une entrevue au roi Parthe. Après bien des débats, un traité est conclu entre les belligérants (e). Il est décidé entre eux

que les PaTtheE lèveraient le siège du camp romain (f] et 06 hs Romains /vanufrùfaïf rArménii (f); qa*on liiTemt aux Partlies le château et les magasins, et que Von doQnerait à Volo^jése la facilité d envoyer à Néron des embas^adeUTs ■ Le traité conclu. Fétus va hiverner duis la Cappadoce. Vologèse fait sommer Corbulon de détruire les forts qu'il a construits le long de TEuphrate. Corbuloii demande aux Parthes qu*ils retirent de TArméniÊ leuTâ différentes garnisons. Et T Arménie reâte sans maître.

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