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(*) Peregrinos deos transtulimus Romam et instituimui novoiu Tit. Liv. V, 62.
(*) In Capltolio enim Deorum omnium simulacra colebantur. Serv. sd. ^n. U. ^
des cuites, <1^ Retigionà et de Tesptit dé Tétranger. Ils 88 donnent pour mission de Commander au monde ; le résultat de chaque victoire eât, au contraire, de diminuer l'esprit romain , et de faire entrer dans Rome une fime hostile. Ce vide religieux est lé gouffre qu'aucun Curtius n*était capable de combler ; il fallut que tout l'univers allât s'y «Mmer.
Tous ces DieuK que l'Aristoorétie romaine fait entrer dans son Panthéoh, c'est le cheval de hois dans les murs' dfis Troyens. A la fin, l'emiemi sort de cette savante maeUne; T ancienne dté est renversée.
' CftF ces Religions àtnuigères, c'était bien rfime ,> là pensée, le gâiie natimuil, l'espéraneciéterndle des Étrangers ; où ébBiii leur Dian^ là était leyr droit. Et comment renoncer pour tottjxmrs à la vie sociale, comment se Gr<HreilrrévQ€^lemèntperdtt9 quand on voyait le principe va^çï^ de rSspérance et de la vie couronné dans le Pan* théon romain ! Comment les Étrusques, dont les Augures (iriomph^Mi^t dans Rome , àuraient^ils pu se résigner à l'anéantifis^Bent) Cela était impossible. Ils ne laissèrent pas de repos è Rofliaqu'ib n'.aisseiit obtenu l'égalité sooialfi 4W9 la Cité {^) à la suite dé leurs Dieux. C'est ce qui arriva aux Osques^'^ui^ Sabins. Qui n'eût eru ces peu-* pies noyés dans. leur sang ! Tout^au contraire, la campagne tennûiéeel leur ville rasée, ces suppliants demandent, quoi! le pardon, le repos, la paix, la vie au prix dé l*es^ clavage! Non^ les avantages du triomphe, c'est*à-dire réalité avec les vainqueurs. Cela est plus frappant en*-
('} Les Italiotes préfèrent le droit de cité à la propriété de H terre. App., Civ, I,
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çore chez les Samnites. A peine la hache de Sylla s*est reposée , l'esprit des morts est debout ; le massacre de tout le peuple samnite ne peut empêcher le Samnium de conquérir le droit de Cité. Qu'est-ee donc que cette histoire, ou.toujo^rs les vaincus triomphent des vain* queurs (*)î
La vérité est que les Romains, qui ont tant détruit, ont ignoré Tart de Texterminaticm mqrale, la seule qui fasse mourir. Leur matérialisme ou leuf indifférence les trompa. Persuadés qu*il suffisait de briser les corps^ ils ne voulurent combattre que des forces physiques. Ils s'épargnèrent ainsi la moitié de la lutte; mais ils ne se donnèrent qu'une moitié de victoire. Les Tarentins a'étant avisés de sculpter les statues de leurs Dieux dans l'attitude de combattants ('), Fabius n'osa prendre sur lui de ies enlever ; il jugea prudent de laisser chez l'ennemi des Divinités si irritées qu'elles semblaient lutter encore.
Jamais ils n'ont su où frapper le coup mortel pour tuer un esprit, un être moral tel qu'un peuple, et s'assu* cer contre les représailles. Malgré le déluge de sang qu'ils ont versé, c'est à pdne s'ils ont su se débarrasser d'un seul de leurs ennemis. J'en excepte Carthage, la seule dont ils aient rejeté le joug moral , en rejetant ses rites insociables. Mais partout ailleurs dans leurs conquêtes, ce ne sont que révoltes, soulèvements ; apr^ de nouvelles victoires» nouvdles exigences des vaincus. Toujours les Dieux triomphants dans le Panthéon romain
I*) App., Civ. I, 61.
(■; In modo pugnantium fbrmati ; d(spf Iratot "rarentliiis relinqui Junit. TIt. Liv., XXVII, 16.