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LES CÉSARS. FIN DE LA CITE ANTIQUE

Dieux deTunivers, Rome fut renversée par le seul qu'elle avait oublié d'évoquer, dans le sac de Jérusalem.

De même que chaque province de l'antiquité a porté dans le Christianisme un esprit particulier , l'Orient le culte de l'Incarnation , la Grèce le Platonisme , il est arrivé que Rome y a porté avec l'esprit d'Unité, la Religion de la Peur, attachée à ses murailles. Dès les premiers temps des Empereurs, on avaitvu(i) Je Sénat, érigé en conclave , décider souverainement en matière de Religion , entre tous les sacerdoces du Paganisme. Le pontife de Jupiter Capitolin p) était le prêtre de l'univers ; il n'y avait pas loin de là au principe du Catholicisme romain.

Il est frapant que ce soient des Empereurs chrétiens qui rétablissent l'inégalité des classes devant la loi (*). Théodose punit de mort Tholnmë du peuple pour le crime qu'il punit de l'exil chez l'homme de cour ou chez le prêtre. Déjà TÉvangile fait place au Catholicisme, l'antiquité au moyen âge. La forme de la nouvelle société existe , en principe , dans la hiérarchie et les inégalités féodales du nouveau sacerdoce \ les peuples barbares n'ont plus qu'à déborder pour remplir ce nouveau moule social.

C'est ici que finit la Cité antique et que commence la nouvelle ; je m'arrête sur les confins de ces deux mondes.

Dans les bas-rjeliefs tumulaires, on trouve un Génie

(») Tacit. Ann. m, p. 62.

(*) Flamen dialis quia univers! mundi sacerdos. Festus.

(*) Eum autem , qui hoc facere ausus fuerit, si plebeius est, ultimo subdi supplicio ; si clarissimus, vel curiali:^, vel miles, vel de* ricus, proscribendum deportandumque. Cod., II, tit. xvi.

funèbre qiii, a uhe main , éteint son flambeau, et de l'autre conduit dans les Enfers un cavalier mort et voilé. C'est le Grénie 4^ Religions mortes : il conduit par la main dans l'abîme le peuple romain voilé de ténèbres et d'Esclavage.

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