On a oh dans les Carolines, <>ù les caïmans ont .' ô
détruit-, les rlvtères sont souvent infectées par la mnltttud ; as qui remontent de l'Océan, et gai meurent, faute d'eau,
pendant les jours caniculaires.
sa famille la plus tendre sollicitude. Elle se promène entre les nids de ses sœurs, qui forment des cônes d'œufs et d'argile, et qui sont rangés comme les tentes d'un camp au bord d'un lleuve. L'amazone fait une garde vigilante, et laisse agir les feux du jour; car, si la délicate affection de la mère est comme représentée par l'œuf du crocodile, la force et les mœurs de ce puissant animal se peignent, pour ainsi dire, dans le soleil qui couve cet œuf et» dans le limon qui lui sert de levain. Aussitôt qu'une des meules a germé, la femelle prend sous sa protection les monstres naissants: ce ne sont pas toujours ses propres fils; mais elle fait, par ce moyen, l'apprentissage de la maternité, et rend son habileté égale à ce que sera sa tendresse. Quand enfin sa famille vient à éclore, elle la conduit au fleuve, la lave dans une eau pure, lui apprend à nager, pêche pour elle de petits poissons, et la protège contre les mâles qui veulent souvent la dévorer.
Un Espagnol des Florides nous a conté qu'ayant enlevé la couvée d'un crocodille, et la faisant emporter dans un panier par des Nègres, la femelle le suivit avec des cris pitoyables. On posa deux des petits à terre : la mère aussitôt se mit à les pousser avec ses mains et son museau; tantôt se tenant derrière eux pour les défendre, tantôt marchant à leur tête pour leur montrer le chemin. Les petits se traînaient, en gémissant, sur les traces de leur mère, et ce reptile énorme, qui naguère ébranlait le rivage de ses rugissements, faisait alors entendre une sorte de bêlement aussi doux que celui d'une chèvre qui allaite ses chevreaux.
Le serpent à sonnettes le dispute au crocodile en affection maternelle; ce reptile, qui donne aux hommes des leçons de générosité1, leur en donne encore de tendresse. Quand sa famille est poursuivie, il la reçoit dans sa gueule2 : peu content des lieux où il la pourrait cacher, il la fait rentrer en lui, ne trouvant point pour des enfants d'asile plus sur que le sein d'une mère. Exemple d'un dévouement sublime, il ne survit point à la perte de ses petits ; car, pour les lui ravir, il faut les arracher de ses entrailles.
Parlerons-nous du poison de ce serpent, toujours plus violent au temps où il a une famille? Raconterons-nous la tendresse de l'ours qui, semblable à la femme sauvage, pousse l'amour maternel jusqu'à allaiter ses enfants après leur mort3? Qu'on suive ces prétendus monstres dans leurs