PREMIÈRE PARTIE
instincts: qu'on étudie leurs formes, leurs armures; qu'on fasse attention à l'anneau qu'ils occupent dans la chaîne de la « -ivation : qu'on les examine dans leurs propres rapports et dans ceux qu'ils ont avec l'homme, nous osons assurer que les causes finales sont peut-être plus visibles dans cette classe d'êtres qu'elles ne le sont dams les espèces plus favorisées de la nature : de même que dans un ouvrage barbare les traits de génie brillent davantage au milieu des ombres qui les environnent.
l'objection que l'on fait contre les lieux que ces monstres il ne nous paraît pas mieux fondée. Les marais, tout nuisibles qu'ils semblent, ont cependant de grandes utilités. Ce sont les urnes des fleures dans les pays de plaines, et les réservoirs des pluies dans les contrées éloignées de la mer. Leur limon et les cendres de leurs herbes fournissent des engrais aux laboureurs; leurs roseaux donnent le feu et le toit à de pauvres familles; frêle couverture, en harmonie avec la vie de l'homme, et qui ne dure pas plus que nos jours. Ces lieux ont même une certaine beauté qui leur est propre : frontière de la terre et de l'eau, ils ont des taux, (\e> sites et des habitants particuliers : tout y participe - deux éléments. Les glaïeuls tiennent le milieu entre l'herbe et l'arbuste, entre le poireau des mers et la plan h- terrestre; quelques-uns des insectes fluviatiles resde petits oiseaux : quand la demoiselle, art - >; bleu et ses ailes transparentes, se repose sur la flenr de nénuphar blanc, on croirait voir l'oiseau-mouene se rfe ma tomne, ces
marais sont plantés de joncs desséehés, qui donnent à la stér; î l'air des plus opulentes moi-sons; au prin-
temps, l\< présentent des bataillons de lances v, nloyantes. I uteau, un saule isolé où la brise a suspendu quelques
plumes, domine ces mouvantes earapagn vent glissant sur ces roseaux incline lour à tour leurs : l'util- s'abaisse, tandis que l'autre : puis
soudain, toute i u.-.nt à se courber à la fois, 01
on le butor doré, ou le héron bfaïte, qui se lient ibile sur une longue patte comme sur un épieu.