CHAPITRE XI
DES PLANTES ET DE LEURS M Ki RATIONS
lions «'litrons à présent <lan- ei i les merveilles
de la nature prennent un caractère plus riant et plus doux.
monts, on que les plantes empruntent quelque chose du ciel, dont elles • al par un pr<
calme, au lever de l'aurore, tes fleurs d'une vallée immosurs tiges; elles se penchent d 3 manières,
I .. tous les points de l'horizon. Dans ce moment il semble que tout est tranquille, un il ipiil : la aatui e conçoit ; el autant
le jeunes mères toui région mystérieuse d'où
leur doil venir la fécondité. Les sylphes ont p -
aériennes, des communications moins invisibli : le
aux ruisseaux sa race virginale, la violette
aux zéphyrs sa modeste postérité, une abeille cueille
du miel de fleurs en fleurs, et, sans le s
une prairie : un papillon porte un peuple entier sur son
aile. Cependant les amours des plantes ne son!
tranquilles; il en est d'ora:.
hommes : il faut des tempêtes pour marie;- sur teurs inaccessibles le cèdre du Liban au cèdre du taudis qu'au bas de la montagne, le plus doux venl suffit pour établir entre les fleurs un commerce de volupté ce pas ainsi que le souffle des passions agit* terre sur leurs trônes, tandis que les bergers vivent heureux . - pieds ?
La fleur donne le miel : elle est la fille du matin, le le du printemps, la source des parfum >, l'amour des poètes : elie pn- mime,
lie rend doucement ses feuilles à la terre. Chez les anciens, elle couronnait la coupe du banquet et les ch blancs du sage; les premiers chrétiens en couvraient les martyrs et l'autel des catacombes; aujourd'hui, et,en mémoire de ces antiques jours, nous la mettons dans nos temples. Dans le monde, nous attribuons nos affections à
iuleurs-: l'espérance à sa verdure, l'innoc blancheur, la pudeur à ses teintes de rose; il y a des nations entières où elle est l'interprète des sentiments : livre charmant qui ne renferme aucune erreur dangereuse, et ne garde que l'histoire fugitive des révolutions du cœur !
mettant les sexes sur des individus différents dans plusieurs familles de plantes, la Providence a multipli sres et les beautés de la nature. Par là, la loi è ■;is se reproduit dans un rèsne qui sen de toute faculté de se mouvoir. Tantôt c'est la graine ou le
tantôt c'est une portion de la plante ou m* plante . Les c
sur des rochers au milieu de la mer: quand la tempèîo survient, leurs fruits tombent, et les flots les roulent à des