DEUX PERSPECTIVES DE LA NATURE
Ce que nous venons de dire des animaux et des plantes nous mène à considérer les tableaux de la nature cous un rapport plus général. Tâchons de faire parler ensemble ces merveilles qui, prises séparément, nous ont déjà dit tant de choses de la Providence.
Nous présenterons aux lecteurs deux perspectives de la naiure, l'une marine et l'autre terrestre; l'une au milieu des mers Atlantiques, l'autre dans les forêts du Nouvi afin qu'on ne puisse attribuer la majesté de ces scènes aux monuments des hommes.
* Le vaisseau sur lequel nous passions en Amérique s'étant élevé au-dessus du gisement des terres, bientôt l'espace ne fut plus tendu que du double azur de la mei ciel, comme une toile préparée pour recevoir les futures créations de quelque grand peintre:. La couleur des i aux devint semblable à celle du verre liquide. Une grosse houle venait du couchant, bien que le vent soufflât i e l'est; d'énormes ondulations s'étendaient du nord au midi, et ouvraient dans leurs vallées de longues échappées de vusur les déserts de l'Océan. Ces mobiles paysa d'aspect à toute minute : tantôt une multitude de : verdoyants représentaient des sillons de tombeaux e cimetière immense; tantôt les lames, en faisant moutonner leurs cimes, imitaient des troupeaux blancs répandus sur des bruyères : souvent l'espace semblait borné, faute de point de comparaison; mais si une vague venait à se lever, un flot à se courber comme une cote lointaine, un escadron de chiensifmertdejà passera l'horizon, l'espace s'ouvrait subitement devant nous. On avr<it surtout l'idée de lorsqu'une brume Légère rampait à In surface de la a semblait accroître l'immensité même. Oh ! qu'alors lus