PREMIÈRE PARTIE |4i
quelle le christianisme consacrait la royauté, la jeunesse et la mort, pour les empêcher d'être stériles.
Le guerrier s'avance au combat : sera-t-il athée, cet enfant de la u'l'Hie'.' Celui qui cherche une vie sans fin, consentira-t-il à finir? Paraissez sur vos nues tonnantes, innombrables soldats, antiques légions de la patrie ! Fameuses milices de la France, et maintenant milices du ciel, paraissez ! Dites aux héros de notre âge, du haut de la Cité sain'e, que le brave n'est pas tout entier au tombeau, et qu'il reste après lui quelque chose de plus qu'une vainc renommée.
Les grands capitaines de l'antiquité ont été remarquables par leur religion : Epaminondas, libérateur de sa patrie, passait pour le plus religieux des homme?: Xénophon, ce guerrier philosophe, était le modèle de la jàéfcé ; Alexandre, éternel exemple des conquérants, se disait fils de Jupiter; chez les Romains, les anciens consuls de la République, Cincinnatus, Fabius, Papirius Cursor, Paul Emile, Scipion, ne mettaient leur espérance que dans la divinité du Capitole; Pompée marchait aux combais en invoquant l'assistance divine ; César voulait descendre d'une race céleste ; Caton, son rival, était convaincu de l'immortalité de l'âme ; Brutus, son assassin, croyait aux puissances surnaturelles, et Auguste, son successeur, ne régna qu'au nom des dieux.
Parmi les nations modernes, était-ce un incrédule que ce fier Sicambre, vainqueur de Rome et des Gaules, qui, tombant aux pieds d'un prêtre, jetait les fondements de l'empire français ! Etait-ce un incrédule que ce saint Louis, arbitre des rois, et révéré même des Infidèles ? Du Guesclin, dont le cercueil prenait des villes, Bavard, chevalier sans peur et sans reproche, le vieux connétable de Montmorency, qui disait son chapelet au milieu des camps, étaient-ils des hommes sans foi? 0 temps plus merveilleux encore, \où un Bossuet ramenait un Turenne dans le sein de l'Eglise-!
Il n'est point de caractère plus admirable que celui du héros chrétien : le peuple qu'il défend le regarde comme son père; il protège le laboureur et les moissons; il écarte les injustices : c'est une espèce d'ange de la guerre, que Dieu envoie pour adoucir ce fléau. Les villes ouvrent leurs portes au seul bruit de sa justice; les remparts tombent devant ses vertus; il est l'amour du soldat et l'idole des nations ; il mêle au courage du guerrier la charité év lique ; sa conversation touche et instruit, ses paroles ont une grâce de simplicité parfaite ; on est étonné de trouver tant de douceur dans un homme accoutumé à vivre au mi-
li< u des périls : ainsi le miel se cache BWM Peceree d'un chêne qui a bravé Us orag
Concluons que, sous aucun rapport, l'athéisme n'est bon au guerrier.
Nous ne voyons pas qu'il soit plus utile dans le la nahuv que dans les conditions de la société. Si 1 , raie porte tout entière sur \% dogme de Fenstenee afe ! de l'immortalité de l'àme, un père, un fils, <\<^ épou\, u'«mt aucun intérêt à être incrédules. Eh! comment, par exemple, concevoir qu'une femme puisse être athée? Oui appuiera ce roseau, si la religion n'en soutient la fragilité? Etre le
f)lus faible de la nature, toujours à la veille de la nior1 ou de a perte de ses charmes, qui le soutiendra, cet êti sourit et qui meurt, si son espoir n'est point au délit d'une existence éphémère? Par le seul intérêt de sa I femme doit être pieuse. Douceur, soumission, uni tendresse, sont une partie des charmes que le Créateur prodigua à notre première mère, et la philosophie est mortelle à cette sorte d'.attraits.
La femme, qui a naturellement l'instinct du naysU n . qui prend plaisir à se voiler, qui ne découvre jamais qu'une moitié de ses grâces et de sa pensée, qui peut être devinée mais non connue, qui, comme mère et comme Tierg pleine de secrets, qui séduit surtout par son JQmniwiiu, qui fut formée pour la vertu et le sentiment le plus my-!»'*i-i* ui, la pudeur et l'amour; cette femme, renonçant au doux instinct de son sexe, ira d'une main faible et téméraire chercher à soulever l'épais rideau qui couvre la Divinité ! A qui pense-t-elle plaire par cet elï'ort sacrilège ? Croit-elle, en joignant ses ridiouh s blasphèmes et sa frivole métaphysique aux imprécations des Spinoza et aux sophtsa* Bayle, nous donner une grande idée de son génie) Sans doute elle n'a pas dessein de se choisir un « quel homme de bon sens voudrait s'associer une impie '.'
L'épouse incrédule a rarement l'idée de ses devoirs : elle passe ses jours ou à raisonne* sur la vertu sans te pratiquer, <>u à suivi îsirs dans le tourbillon du monde. Sri lête est vide, -e ; l'ennui la i ::-? n'a ni Dieu ni soins domestiques pour remplir l'ai mom
Le jour vengeur approche; le Temps arrive, m- ant la !-.jsse par l'a main. Le spectre aux cheveux ! épaules voûtées, aux mains de dm-. . s'assied sur U du loon de la femme incrédule; elle Faperçoil el pe i cri. Mais qui peut entend» m vis".' EstHti n'y en a plus pour elle : depuis longtemps i!