i. i-mêi devaient à leor culte le peu d'humanité
qu'où remarque <- ïj «■ z; eux : l'hospitalité, le respect pour les suppliants et pooi les malheureux, tenait ul à des idé Pour (jne le misérable trouvai quelque pitié sur la terre, l fallait
que Jupiter >Vn déclarât le prolecteur : tant l'homme est féroce sans la religion!
Achille mutile son ennemi, el t'insulte après l'avoir abattu. Guziuan est aussi fier que le fils de Pelée : percé de coups par la main de Zamore, expirant a la fleur de l'âge, perdant à la fois une épouse adorée et le commandement d'un vaste empire, voici l'arrêt qu'il prononce suc son rival et son meurtrier ; triomphe éclatant de la religion et de l'exemple paternel sur un fils chrétien :
(A Alvarez).
Le Ciel qui veut ma mort et qui l'a suspendue, Mon père en ce moment m'amène à votre vue. Mon une fugitive et prèHe âme quitter S'arrête devant vous... mais pour vous imiter. Je mœurs ; le voile tombe, un nouveau jour m'éclaire : Je ne me suis connu qu'au bout de ma carrière. J'ai fait, jusqu'au moment qui me plonge au cercueil, Gémir l'humanité du poids de mon orgueil. Le ciel venge la terre ; il est juste, et ma vie Ne peut payer le sang dont ma main s'est rougie. Le honneur m'aveugla, la mort m'a détrompé; Je pardonne à la main par qui Dieu m'a frappé : J'étais maître en ces lieux, seul j'y commande encore, Seul je puis faire grâce, et la faisà Zamore. Vis, superbe ennemi ; sois libre, et te souvien Quel fut, et le devoir, et la mort d'un chrétien.
(A Monlèze, gui se jette à ses pieds). Montèze, Américains, qui fûtes mes victimes, Songez que ma clémence a surpassé mes crimes; Instruisez l'Amérique, apprenez à ses rois Que les chrétiens sont nés pour leur donner des lois.
(A 7. amure).
Des dieux que nous servons connais la différence : Les tiens t'ont commandé le meurtre et la vengeance, Et le mien, quand ton bras vient de m'assassiner, M'ordonne de te plaindre et de te pardonner.
À quelle religion appartiennent cette morale et cette mort? Il règne ici un idéal de vérité au-dessus de tout idéal poétique. Quand nous disons un idéal de vérité, ce n'est point une exagération ; on sait que ces vers :
Des dieux que nous servons connais la différence, etc.
sont les paroles mêmes de François de Guise1. Quant au
\. On ignore assez généralement que Voltaire no s'est servi des paroles de François de Guise qu'en les empruntant d'un autre poète; Kowe en avait fait usage avant lui dans son Tamerlan, et fauteur d'AUtre s'est contente de traduire, mot pour mot, le tragique anglais :
Now learn the différence, wixt thy fait ti and mine... Thine bids thee lift thy dagger to my tliroat, Mine can forgive the wrong, and bid tbee live.