DEUXIÈME PARTIE
reste de la tirade, c'est la substance de la morale évanaéhqu
Je ne me suis connu qu'au bout de ma carrière.
£¥ fait jusqu'au moment qui me plonse "au cercueil, bemir 1 humanité du poids de mon orgueil.
Un trait seul n'est pas chrétien dans ce morceau :
Instruisez l'Amérique, apprenez à ses rois
Que les chrétiens sont nés pour leur donner des lois.
Le poète a voulu faire reparaître ici la nature et le caractère orgueilleux de Guzman : l'intention dramatique est heureuse : mais prise comme beauté absolue, le sentiment exprimé dans ce vers est bien petit, au milieu des hauts sentiments dont il est environné ! Telle se montre toujours la pure nature, auprès de la nature chrétienne. Voltaire est bien ingrat d'avoir calomnié un culte qui lui a fourni ses plus beaux titres à l'immortalité. Il aurait toujours dû se rappeler ce vers, qu'il avait fait sans doute par un mouvement involontaire d'admiration :
Quoi donc! les vrais chrétiens auraient tant de vertu! Ajoutons tant de génie.