‹ Le génie du christianisme (volume 3)Chapitre 208 sur 307 · DES ESPRITS DE TÉNÈBRES · texte numérisé non relu

DES ESPRITS DE TÉNÈBRES

Les dieux du polythéisme, à peu près égaux en puissance, partageaient les mêmes haines et les mêmes amours. S'ils se trouvaient quelquefois opposés les uns aux autres, seulement dans les querelles des mortels : ils s liaient bientôt en buvant le nectar ensemble.

Le christianisme, au contraire, en nous instruisaj I la vraie constitution des êtres surnaturels, nous a m l'empire de la vertu éternellement séparé de celui du vice. 11 nous a révélé des esprits de ténèbres machinant la perte du genre humain, et il^^ esprits de lumière uniquement occupés des moyens de le- sauver. De là un combat éternel, dont l'imagination peut tirer une foule de beautés

Ce merveilleux d'un fort grand caractère en fournit ensuite un second d'une moindre espèce, à savoir: la magie* Celle-ci a été connue des anciens 1 ; mais sous notre culte elle a acquis, comme machine poétique, plus d'importance et d'étendue. Toutefois on doit en user sobrement, parce qu'elle n'est pas d'un goût assez pur: elle manque surtout de grandeur; car, en empruntant quelque chose de son pouvoir aux hommes, ceux-ci lui communiquent leur peti

Un autre trait distinct if de nos êtres surnaturels, surtout chez h s puissances infernales, c'est l'attribution d'un Vous verrons incessamment quel asage Hilton du caractère d'orgueil donné par le christianisme au prince

i. La magie des anciens ditïérait en ceci de la aOtre, qu'elle mit par les Béates vertus des plantes ot des philtres ; taml

Earint nous elle découle d'une puissance surnaturelle, quel onne, mais presque toujours méchante. <ui snit qu'il n'i

d ici de la pou.- historique et philosophique de la magie considérée comme l'art des mages.

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