TERMES DE COMPARAISON
On a tant écrit sur la Bible, on l'a tant de fois commentée, que le seul moyen qui reste peut-être aujourd'hui d'en faire sentir les beautés, c'est de la rapprocher des po< d'Homère. Consacrés par les siècles, ces poèmes ont reçu du temps une espèce de sainteté qui justifie le pare lèle el écarte toute idée de profanation. Si Jacob et Nestor ne Bont pas de la même famille, ils sont du moins l'un el l'autre des premiers jours du monde, et l'on sent qu'il n'y a qu'un pas des palais de Pylos aux tentes d'Ismaël.
Comment la Bible est plus belle qu'Homère ; quelles sont les ressemblances et les différences qui existent entre elleel les ouvrages de ce poète: voilà ce que nous nous propi de rechercher dans ce» chapitres. Considérons ces deux monuments qui, connue deux colonnes solitaires, sont placés à la porte du temple du Génie, et en forment le simple péristyle.
Et d'abord, c'est une chose assez curieuse de voir lutter de front les deux langues les plus anciennes du monde ; langues dans lesquelles Moïse et Lycurgue ont publié leurs lois, et Pindare et David chanté leurs hymnes.
L'hébreu, concis, énergique, presque sans inflexion dans ses verbes, exprimant vingt nuances de la pensée par la seule apposition d'une lettre, annonce l'idiome d'un peuple qui, par une alliance remarquable, unit à la simplicité primitive une connaissance approfondie des hommes.