Is., chap. xii, v
quoi mon.es-tiiy et il ajoute, en foule, collectif. « Il jettera comme une balle dans un champ spac quoi se réduira le chat de votre >ji<>in: •> : voilà des alliances de mots et une poésie bien extraordinaires.
Homère a mille façons sublimes de peindre une mort violente ; mais l'Ecriture les a toutes surpassées par ce seul mot : « Le premier-né de la mort dévorera sa beau
Le premicr-nc de la mort, pour dire la mort la plus affreuse, est une de ces figures qu'on ne trouve que dans la Bible. On ne sait pas où l'esprit bumain a été chercher cela; les routes pour arriver à ce sublime sont inconnue.^ '.
ainsi «jne l'Ecriture appelle encore la mort, lejroi pouvantements ; c'est ainsi qu'elle dit, en parlant du méchant : « // a conçu la douleur et enfanté Viniquité* ».
Quand le même Job veut relever la grandeur de Dieu*, il ie : L'enfer est nu devant ses yeux* : — c'est lui qui lie les eaux dans les nuées 4 : — il ôte le baudrier aux roitt ei ceint leurs reins d'une corde5.
Le divin Théoclymène, au festin de Pénélope, est frappé des présages sinistres qui les menacent.
^A fcùoi, etc. 6.
« Ah, malheureux ! que vous est-il arrivé de funeste ! quelles ténèbres sont répandues sur vos têtes, sur votre visage et autour de vos genoux débiles ! Un hurlement se fait entendre, vos joues sont couvertes de pleurs. Les murs, les lambris sont teints de sang; cette salle, ce vestibule sont pleins de larves qui descendent dans PErèbe, à travers l'ombre. Le soleil s'évanouit dans le ciel, et la nuit des enfers se lève ».
Tout formidable que soit ce sublime, il le cède encore à la vi-ion du livre de Job.
« Dans l'horreur d'une vision de nuit, lorsque le sommeil endort le plus profondément les hommes,
« Je fus saisi de crainte et de tremblement, et la frayeur pénétra jusqu'à mes os.
i. J<>B, eh&p. xvm, v. 13. Nous avons suivi le sens de l'hébreu i Polyglotte de Ximenès, tes versions de Sanctes Pagnin, d'Anus MontanoJ, etc. La Vulgate porte : la mort aînée, primogenita tnors.
1 /'/., ch. xv, v. 35.