‹ Le génie du christianisme (volume 3)Chapitre 246 sur 307 · ls., chap. xxiv, v · texte numérisé non relu

ls., chap. xxiv, v

buée à la Rible, eVst-à-diiv la longue comparaison, se rencontre ainsi dans Jol> :

« Vous reniez l'impie humecté avant le lever du soleil, et réjouir sa tige dans son jardin. Ses racines se multiplient dans un tas de pierres et s'y affermissent; si on l'arrache de sa place, le lieu même où il était le renoncera, e( lui dira : « Je ne t'ai point connu ' ».

Combien cette comparaison, ou plutôt cette Igure prolongée, est admirable! C'est ainsi que le< méchants sonl reniés par ces cœurs stériles, par ces tas de piètres sur lesquels, dans leur coupable prospérité, ils jettent follement Leurs racines. Ces cailloux, qui prennent la parole, offrent de plus une sorte de personnification presque inconnu»' au poète de l'Ionie2. ■

'iiel. prophétisant la ruine de Tyr, s'écrie : « Les vaisseaux trembleront, maintenant que vous êtes saisie de frayeur, et les îles seront épouvantées dans la mvoyant que personne ne sort de vos pertes3 ».

Y a-t-il rien de plus effrayant que cette image? On cn.it voir cette ville, jadis si commerçante et si peuplée, debout encore avec ses tours et ses édifices, tandis qu'aucun être vivant ne se promène dans ses rues solitaires, ou m sous ses portes désertes.

Venons aux exemples de narrations, où nous trouverons réunis la Kntmventy la description, l'image, la simplicité et 'antiquité des m<vurs.

Les passages les plus fameux, les traits les plus connus et les plus admirés dans Homère, se retrouvent pi mot pour mot dans la Bible, et toujours avec une supériorité incontestable.

Ulysse est assis au festin du roi Aleinoiis : Démodocu> chante la guerre de Troie et les malheurs des Grecs. Aùvècp "CWuffOTÙç, etc. *.

c Ulysse, prenant dans sa forte main un pan de son superbe manteau de pourpre, le tirait sur sa tète pour cacher son noble visage, et pour dérober aux Phéaciena 1» s pleurs qui lui tombaient des yeux. Quand le chantre divin suspendait ses vers, Ulysse essuyait ses larmes, et, pr< une coupe, il faisait des libations aux dieux. Quand D docus recommençait ses chants, et que les anciens l'excitaient à continuer (car ils étaient charmés de ses paroles), Ulysse s'enveloppait la tète de nouveau, et recommençait à pleurer ».

\. Job, chup. vm, v. 1C, 17, 18.

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