‹ Le génie du christianisme (volume 3)Chapitre 288 sur 307 · Page · texte numérisé non relu

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peut seule lever les obstacles qui naissent d'une confusion infinie 5 J ajouterai ici un exemple aisé de la variété et de la mulU-

SaC A« ^0"in D -I8°nS; A et \ se ^binent en deux manières, ab, ba, abc en six, ab, ac, ba, bc, ca, cb, et cela sans être

aliiee^ abCï Cn ™&-<V«"*> *och% aide, 'acbc l acdl adbc

ZiL ^ttant Sa? S? m ^ Sl r°n "nce'par b\

Jl^V^H^- C0I1î£inée 2, à * ira** à l'infini ; combinées 3 à 3 encore a 1 nfini et a un plus grand infini ; combinées toutes ensemble, a une infinité d'infinies manières. Quelles sources de S?pn/Um.0nn^qUelle mfinité de déranSeraents, et à combien d'infl h le i^??p«f8 "efraontent Pas Je» chaos et les confusions possii«Si Sjcette confusion ne se change pas tout d'un coup en régularité elle subsistera; car quelque léger principe de régularité serait bientôt détruit par les choses de PinfiSie confusion rfsta e

lii.rP. f ï16' aDS la 8Ulte mfinie des temP8' Ia combinaison régu hère a enfin eu son tour, ce serait supposer une infinie régularisé dans la confusion, puisque ce serait supposer que toutes les combinaisons différentes A l'infini se seraient succédé par ordre et que par la la combinaison régulière aurait paru dans sa ville et en aurait eu une assignée dans cette succession où elfes se présentaient par ordre, comme si une intelligence en avaiffalî les agencements, les essais et les revues »

Ces raisonnements sont d'une grande force, et précisément comme les demandent les esprits positifs, c'el-à-dfre des raisonnements mathématiques. Il y a des athées qui on 1 ingénuité

A+^rt Zflïï neSt qU\danS leur secte °uon démonie par ££*♦? »q pauvres chrétiens sont réduits à l'imagination

pour toute ressource C'est bien quelque chose pourtant que cette imagination ; et il y a tel profane qui aurait la témér té de

ZZÎJUÛ T P,US, difflci,e d écrire une seul* bel e page de pensées morales ou de sentiments que de compiler des volumes entiers d'abstractions. Quoi qu'ils soit, ces incrédules ne fanfLdTh' Pa8'que„Leibnitz a prouvé Dieu géomé riquement dans sa Theoaicée ? Ils ne savent donc pas qu'on a emprunté d Huyghens, de Keil de Marcalle et de cent autres, des théorèmes ÏÎŒïï f^°Ur étab, !r existence d'un Etre suprême? PlaTon n appelait Dieu que l éternel géomètre, et c'est lart d'Archimède qui a fourni la plus belle et ïa plus puissante image de Dieu le triangle inscrit au cercle. ^ '

Newton a posé ainsi l'axiome fondamental de la mécanique s « Quand un corps est en repos ou en mouvement, il ne cesse jamais de rester en repos, ou de se mouvoir en ligne droite avec la même force, sans quelle reçoive aucune augmentation ou aucune diminution, a moins que quelque autre force, venant a agir sur lui, n'y cause du changement*. livr! ^ed^m- N,euwfntyt, raisonnant sur cet axiome, dans son nature fi?*™/*™06 d€ D%euC démoni™epar les merveilles de la nature, fait cette curieuse observation1 :

Detif^°hnq1Ii,Uî! Fîetit COrps' qui ne sera Pa8 si 8rand qu'une ES ne«? !nie ld ?rosseur' Par exemple, d'un grain de sable «•es petit, après avoir reçu une chiquenaude, va heurter contre

i Liv. m, chap. m, pag. 541.

un corps que nous supposerons aussi gros que tout le globe de la terre, ou, si vous voulez, mille fois plus grand, pourvu que ni l'un ni l'autre n'ait pas de ressort ; il s'ensuit, dis-je, que ce grand corps sera entraine avec le grain de sable en ligne droite ; et, à moins que quelque force ou quelque obstacle n'intervienne et D'arrêté ce mouvement, la force d'une seule chiquenaude suffira pour faire mouvoir continuellement en ligne droite ce grand corps et le petit grain de sable tout ensemble ; et si dans leurs routes ils rencontraient cent mille autres corps, chacun un million de fois plus grand que la terre, ils les entraîneraient tous avec cette petite force, sans qu'il y en eût jamais aucun en état de prendre une autre direction.

« Que ceci soit vrai, quelque merveilleux qu'il paraisse, c'est une chose que les mathématiciens ne sauraient nier. Misérables pyrrhoniens. qui espérez, en déduisant nécessairement les lois de la nature l'une de 1 autre, d'éluder les preuves de la Providence divine! misérables pyrrhoniens, montrez-nous parvos principes, si vous pouvez en aucune manière comprendre, non pas qu une

f>areille chose arrive continuellement ,car les mathématiques eur montreront ceci), mais comment et de quelle manière agit la force de ce petit grain de sable, de sorte que, pour peu qu'il pousse ces corps prodigieux, il les met non seulement en mouvement, mais il les y conserve sans jamais cesser ».

Telle est la remarque de cet excellent homme, qui, avec Hippocrate et Galien, avait reconnu dans la merveilleuse machine de notre corps la main d'une intelligence divine.

Enfin, le docteur Hancock se sert d'une comparaison frappante pour faire sentir l'absurdité de ceux qui attribuent l'ordre de l'univers au concours fortuit des atomes.

« Supposons, dit-il1, que tous les hommes qu'il y a sur la terre fussent aveugles, et que dans cet état il leur fût ordonné de se rendre dans les plaines de la Mésopotamie ; combien de siècles leur faudrait-il pour trouver cette route et pour venir à leur commun rendez-vous? Y arriveraient-ils même jamais, quelque immense que fût leur durée? Cela serait pourtant infiniment plus facile à faire pour des hommes qu'il ne l'a été aux atomes de Démocrite d'exécuter l'ouvrage qu'il leur attribue. Posé cependant que ce concours si heureux ne leur ait pas été impossible, comment est-il arrivé qu'il n'ait plus rien produit de nouveau, ou que le même hasard qui les assembla pour former l'univers ne les aii pas dissipés pour le détruire ? Dira-t-on que c'est un principe d'attraction et de gravitation qui les retient ainsi dans leur situation primitive ? Mais ce principe d'attraction et de gravitation est ou antérieur ou postérieur à la formation de l'univers. S'il est antérieur, comment est-ce que l'activité en était suspendue? et s'il est postérieur, quelle en est l'origine, et ne doit-elle pas venir d'ailleurs que delà matière, qui de sa nature est susceptible de se mouvoir en tous sens? Si l'on dit d'ailleurs que c'est la nature qui se maintient d'elle-même dans cet état permanent, on ne peut entendre par ce terme, dans le système de Démocrite, que le concours fortuit, et l'on sent d'abord que

i. Hancock, on the E.rist. of God, sect. t. trad. franc.

cela no suffit pas plus pour rendre raison de la conservation du monde, que pour celle de sa formation >.

Pour se tirer des difficultés insurmontables qui ressuient de la formation du monde par le mouYoment de la matière, Spinoza. d'après Strabon, a soutenu qu'il n'y a dans l'univers qu'une s. -ulc substance; que eette substance est Dieu, à la fois esprit et matière, possédant l'attribut de la pensée et de l'étendue. Ainsi, mon pied, ma main, un caillou, tous les accidents physiques et moraux, tontes tes saletés de la nature sont des parties de Dieu. I admirable divinité, sortie toute- formée et sans douleur du cerveau d'un incrédule! Les païens avaient bien attaché des lieux aux objets les pins vils de la terre; mais il n'appartenait qu'à un athée de déifier, en une seule et éternelle substance, tous les crimes et toutes les immondices de l'univers I

choses dans l'intérieur de ces hommes que Dieu a sloignés de lui, el les plus habiles gens trouveraient malaisé l'expliquer les mouvements du cœur d'un athée. On peut voir somment Bayle, Clarke, LeibniU, Grouses, etc., ont renversé le spinozisme, qui est en même temps le plus impie et le plus insoutenable des systèmes.

Anaximandre, par une autre folie, voulait que les formes et les quilités, provenues de la matière, eussent arrangé 1 univers.

D'un autre côté, les stoïciens supposaient des formes plastiques, destituées d'intelligence, et pourtant distinctes de la matière. A la vérité quelques-uns les dérivaient de Dieu, et ne les avaient imaginées que pour expliquer l'action d'un être immatériel sur des êtres matériels.

Qu'est-il besoin d'appeler les méprisdu lecteursur ces rêveries philosophiques? Elles ont été combattues par les incrédules eux-mêmes.

Il ne reste donc plus à faire valoir que la loi banale de la nécessité. On s'en sert d'autant plus volon; que c'est, et qu'en lâchant ce grand mot, on se croit dispensé de l'expliquer Mais cette terrible nécessité est-elle une chose créée ou incréée? Si elle est créée, qui est-ce qui en est : Si elle est incréée, cette nécessité qui arrange tout, qui p tout dans un si bel ordre, qui est une, indivisible, sans étendue, est-elle autre que Di« u :

La pensée.

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