PREMIÈRE PARTIE
et que cette constitution se formait du parfait accord du sentiment et de la pensée, de l'imagination et de l'entendement. On en sera peut-être convaincu si l'on observe que cette réunion est encore nécessaire aujourd'hui pour goûter une ombre de cette félicité que nous avons perdue. Ainsi, par la seule chaîne du raisonnement et les probabilités de l'analogie, le péché originel est retrouvé, puisque l'homme, tel que nous le voyons, n'est vraisemblablement pas l'homme primitif. Il contredit la nature : déréglé quand tout est réglé, double quand tout est simple, mystérieux, changeant, inexplicable, il est visiblement dans l'état d'une chose qu'un accident a bouleversée : c'est un palais écroulé et rebâti avec ses ruines : on y voit des parties sublimes et des parties hideuses, de magnifiques péristyles qui n'aboutissent à rien, de hauts portiques et des voûtes abaissées. de fortes lumières et de profondes ténèbres : en un mot la confusion, le désordre de toutes parts, surtout au sanctuaire.
Or, si la constitution primitive de l'homme consistait dans les accords, ainsi qu'ils sont établis dans les autres êtres ; pour détruire un état dont la nature est l'harmonie, il suffit d'un altérer les contrepoids. La partie aimante et la partie pensante formaient en nous cette balance précieuse. Adam était à la fois le plus éclairé et le meilleur des hommes, Je plus puissant en pensée et le plus puissanten amour. Mais tout ce qui est créé a nécessairement une marche progressive. Au lieu d'attendre de la révolution des siècles des connaissances nouvelles, qu'il n'aurait reçues qu'avec des sentiments nouveaux, Adam voulut tout connaître à la fois. Et remarquez une chose importante : l'homme pouvait détruire l'harmonie de son être de deux manières, ou en voulant trop aimer, ou en voulant trop savoir. 11 pécha seulement par la seconde : [u'en effet nous avons beaucoup plus l'orgueil des sciences que l'orgue:' de l'amour : celui-ci aurait été plus de pitié que de châtiment; et si Adam s'était rendu coupable pour avoir voulu trop sentir plutôt que de trop concevoir, l'homme peut-être eût pu se racheter lui-même, et le fils de l'Eternel n'eût point été obligé de s'immoler. Mais il en fut autrement : Adam chercha à comprendre l'univers, non avec le sentiment, mais avec la pensée; et, 1 mt à l'arbre de science, il admit dans son entende-
un rayon trop fort de lumière. A l'instant l'équilibre se rompt, la confusion s'empare de l'homme. Au lieu de la clarté qu'il s'était promise, d'épaisses ténèbres couvrent sa vue : son péché s'étend connue un voile entre lui et l'univers. Toute son àme se trouble et se soulève ; les passions combationt le jugement, le jugement cherche à anéantir les
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passions; et dans cette tempête effrayante, recueil de la mort vil avec joie le premier oaufi
Tel futl'accidenl qui changea rharmoniense et 1mm constitution de rhorame. frepuisce jour, les éléments être sont restés épars et n'ont pu se réunir. L'habituée, dirions presque l'amour du tombeau, que la matii tractée, détruit tout projet de réhabilitation dans ce m parce que dos années ne sont pas assez longue po efforts ?ers la perfection première puissent jamais faire remonter *.
Mais comment le monde aurait-il pu contenir tout' îles n'avaient point été sujettes à la mort . a'esl plus qu'une affaire d'imagination; c'est demande à Dieu compte de ses moyens, qui sont infinis. Qui saiî hommes eussent été aussi multipliés qu'ils le sont éi jours ? Oui sait si la plus grande partie des >ns n •
fut point demeurée vierge -, ou si ces niilli< ; roulent sur mes têtes ne nous étaient point i des retraites délicieuses où nous eussions été u par les anges? On pourrait même aller ['lus loin: il est impossible de calculer à quelle hauteur d'arts et di l'homme parlait et toujours vivant sur la terre «ùl pu .ùteindre. S'il s'est rendu maître de bonne heure de tro ments ; si, ma., lus grandes di
aujourd'hui l'empire des airs aux oiseaux, que n'eût-il tenté dans sa carrièi ieile? La nature de Fai
forme aujourd'hui un obstacle invincible au chang planète, était peut-être différente avant .
. il n'est pas indigne de la puissance de De grandeur de l'homm i que la race d
destinée à parcourir les espaces, et à animer tous ces soleils qui, privés de leurs habitants par le péché, u restés que d'éclatantes solitudes.
i. El système de perfe
leux. Dn n lumières, et le cœur en sea rtus morales, ['homme
Dl an puint «l'on il immortel : car, tout princip ,i lin. tout principe il'' mort cesserait. Il faut attribuer la n patriarches, et le don de prophétie chez les H
!it plus -n moin - équilibres de h» nature
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a tendent pas eux-mêmes, puisqu'en effi oelle du matérialisme, ramène aux idées 1 l s de la spiritualité.
union de saint Chrysostome. II prétend qne Dieu eût ■i qui noua sont mcottftos. Il va, dit I.
point nés pur la \ ..... Virginit.t lib. u.