‹ Le génie du christianisme (volume 3)Chapitre 94 sur 307 · DANS LES ANCIENS JOURS · texte numérisé non relu

DANS LES ANCIENS JOURS

Les oies, les sarcelles, les canards, étant de race domestique, habitent partout où il peut y avoir des nom m» navigateurs ont trouvé des bataillons innombrables • i.v jusque sous le pôle antarctique el sur les côtes elle-Zélande. Nous en avons rencontré nous-mêm milliers depuis le goli'e Saint-Laurenl jusqu'à la pointe de l'isthme de la Floride. Nous vîmes un jour aux Açores une

< mipagnic de sarcelles bleues, que la Lasaitade contraignit

i battre sur un ngater. Cet arbre n'avait point de

feuilles, mais il portai! éfiê fraèts mages enchaînes faux à

&BBX comme .1rs cristaux. Quand il l'ut, couvert de celle

'fffiBPainr, fia laissaient pendre leurs ailes fa IL il offrit un âpeciacftfi singulier: tes fruits paraissaient d'une pourpre éclatante sur tes rameaux ombragés, tandis que l'arbre, par un prodige, semblait avoir poussé tout à coup un feuillage d'azur.

Les oiseaux de mer ont des lieux de rendez-vous, OÙ ils •semblent délibérer en commun des affaires de leur I Wiqaae : c'< st ordinairement un écueil au milieu des flots.

allions souvent nous asseoir, dans l'île Sainf-I\ sur; a cote opposée à une petite île (pie les habitants ont ilut'o/nbier, parce qu'elle en a la forme et qu'un y vient chercher des oeufs au printemps.

La multitude des oiseaux rassemblés sur ce rocher était pi grande, que souvent nous distinguions leurs cris pendant ie mugissement des tempêtes. Ces oiseaux avaient des voix extraordinaires, comme celles qui sortaient des mers ; si l'Océan a sa Flore, il a aussi sa IMiilomèle : lorsqu'au coucher du soleil, le courlis siffle sur la pointe d'un rocher, et que le bruit sourd des vagues l'accompagne, c'est une des harmonies les plus plaintives qu'on puisse entendre ; jamais l'épouse de C.éix n*a rempli de tant de douleurs les rivages témoins de ses infortunes.

Une parfaite intelli^ enee régnait dans la république du Cotommer. Aussitôt qu'an citoyen était nés, sa nièce ie précipitait dans les vagues, comme ces peuples barbares qui plongeaient leurs enfants dans les tleuves, pour les endurcir contre les fatigues de la vie. Des courriers parlaient sans cesse de cette Tyr avec des gardes nombreuses qui, par ordre de la Providence, se dispersaient sur les mers, pour secourir les vaisseaux. Les uns se placent à quarante et cinquante lieues d'une terre inconuue, et deviennent un indice certain pour le pilote qui les découvre Qottants sut Tonde comme les bouées d'une ancre : d'autres se cantonnent sur un récif, et, sentinelle^ vigilantes, élèvent pendant la nuit une voix Imrubre. pour 3 navigateurs ;

d'autres encore, par la blancheur de leur plumage, sont de véritables phares sur la aoàroeur des rockers. Nous présuma ns oueccesl pour la même raison que la boni'- Ae Dien

"■ • 1 ■ g ;<;im-; !, tOUJOUrS plus

éclatante parmi les brisants, eu raison de la violeu C ! 4e !a tempête : beaucoup de vaisseaux périraient dans les ténè-

I. ile a l'entrée du golle Saint-Laurent, sur la côte de Terre-Neuve.

Page 1