PREMIÈRE PARTIE lit
s'en consolent avec quelques fruits et quelques jeux : Athènes prise par les Lacédémoniens n'en fui ni moins aimable, ni moins frivole. En remontant la rivière du nord, sur le paquebot de New-York à Albany, nous vîmes un de ces infortunés qui essayait inutilement de tra fleuve. On le retira de l'eau demi-noyé; il était charmant, d'un noir d'ébène, et sa queue avait deux fois la lou. de son corps ; il fut rendu à la vie. mais il perdit la liberté : une jeune passagère en lit son esclave.
u nord de l'Europe, les caribous et les originaux de l'Amérique septentrionale ont leur temps do migra- . toujours correspondant aux besoins de l'homme. U n'y a pas jusqu'aux ours blancs de Terre-Neuve, dont la fourrure est si I aux Esquimaux, qui ne soient en-
a ces sauvages par une providence miraculeuse. Ces très marins abordent aux côtes du Labrador, sur des
- flottantes, ou sur des débris de navires où ils se
mme de forts matelots sauvés du naufrage. Les éléphant; rit aussi en Asie; la terre tremble
sous leurs pas; et cependant il n'y a rien à craindre: chaste, intelligent, sensible, Belimot est doux parce qu'il est fort, paisible parce qu'il est puissant. Premier serviteur de l'homme, et non son esclave, il tient le second rang dans l'ordre de la création : après la chute originelle, les animaux s'éloignèrent du toit de l'homme; mais on pourrait croire que les éléphants, naturellement généreux, se retirèrent avec le plus de regret, car ils sont toujours restés aui environs du berceau du monde. Ils sortent de temps en
- de leur désert, et s'avancent vers un pays habité, afin de remplacer leurs compagnons morts, sans se reproduire, au service des fils d'Adam1.
•'•lofjuentes qui ont décrit les ra nous dispensent <1e nous étendre sur ce sujet. Nous dirons al que les éléphants ne nous paraissent drune structure si étrange i que nous Les voyons sép
sites, des eaux, des montagnes, des couleurs, de la lumière, des ombres et des cieux qui leur sont propres. Les productions latitudes, mesurées sur une petite échelle, les formes généralement
"bjets, la tlnesse de nos bernes, la dentelu dos Feuillages, L'élégance du port de nos arbres, nus jours trop pâles, nos nuits trop fraîches, les teintes trop fuyardes de nos verdures, entin la couleur même, le vêtement, l'architecture d»3 éei n'ont aucune concordance avec l'éléphant. Si les rvaient plus exactement, nous saurions comme |d se man à la nature nul le produit. Pour nous, nous croyons entrevoir qnelqui s-unes de ces relations. La trompe de l'éléphant, par exemple, a des rapports marqués avec les ' oès, les liani -. i rotins, et dans le régne animal, avec les - oreilles sonl taillées comme les feuilles lier oriental ; sa peau esl écailleuse, molle, et pourtanl comme la bourre qui enveloppe une partie du tronc du palmier