‹ Le génie du christianisme (volume 3)Chapitre 99 sur 307 · AMPHIBIES ET REPTILES · texte numérisé non relu

AMPHIBIES ET REPTILES

On trouve aux pieds des nwrrês &pttlafthes, dans les Florides, des fontaines qu'on appelle puits naturels. Chaque puits est creusé au centre d'un monticule planté d de chênes-verts et de catalpas. Ce monticule s'ouvre en forme de croissant, du côté de la savane, et un courant <d'eau sort du puits par cette ouverture. Les arbres, en s'inclinaut sur la fontaine, rendent sa surface toute noire audessous; mais à l'endroit où le courant d'eau a'éebappe de la base du cône, un rayon du jour, pénétrant par le lit du canal, tombe sur un seul point du miroir de la fontaine, qu: imite l'effet de la glace dans la chambre obscure du peintre. Cette charmante retraite est ordinainemenl habite ; par un énorme crocodile qui se tient immobile au milieu d * sin1 : à son écaille verdoyante, à ses larges naseaux qui lancent les ondes en deux ellipses colorées, vous le prendriez pour un dragon de bronze dans quelque grotte des bosquets de Versailles.

Les crocodiles ou caïmans des Florides ne vivent pas toujours solitaires. Dans certains temps de l'année, ils s'assemblent en troupes et se mettent en embuscade pecrr attaquer des voyageurs qui doivent arriver de l'Océan. Lorsque /ceux-ci ont remonté les fleuves, que l'eau manque a leur multitude, qu'ils meurent échoués sur 1rs rivages et méat de répandre la peste dans l'air, la Prov. livre tout à coup à une armée de quatre ou cinq nulle crocodiles. Les monstres, poussant un cri et faisant claquer leurs mâchoires, tondent sur les étrangers. Boa

- paris, les combattants se joignent, se saisissent, s'entrelacent. Ils se plongent au fond des gouffres, se rou-

ou plutôt l'onime ta filasse ligneuse do coco; beaucoup de

- des tropiques s'appuient sur la terre comme ses p

en ont la forme lourde et carrée; Bon cri tsl à la fois ■>■ te et fort comme celui du Cafre, ou comme le cri de guerre du cipaye. Lors que. rouvert de riches tapis, charge d'une tour, semblable aux minarets d'une pagode, L'éléphanl apporte quelque pieux monarque aux débris de ces temples qu'on troure dans La presqu'île des h colonne de ses pieds, sa ligure rrtégulière, sa pompe b s'alii.nt avec cette architecture colossale formée de quart reçues entassés les ans sur les antres : ta bête el le monument en ruine semblant être deux restes du tam mis.

1. Voyez Bartkam, Voyage dans les Carulines et dans les florides.

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