‹ Le génie latinChapitre 19 sur 59 · Boursault, Artémise et Poliante · texte numérisé non relu

Boursault, Artémise et Poliante

Non loin de là, rue Mauconseil, se trouvait l'hôtel de Bourgogne, construit en 1548 par la confrérie de la Passion. Le sieur Cressé et son petit-fils avaient donc la comédie tout proche, et probablement ils pouvaient l'entendre gratis. En effet, le sieur Pierre Dubout, tapissier ordinaire du roi, comme Poquelin, était le doyen des maîtres de la confrérie de la Passion. En louant leur salle, les confrères se réservaient, tant pour eux que pour leurs parents et amis, une loge et les places de paradis qui étaient au-dessus de cette loge. Si, comme on suppose, le sieur Dubout était en bons termes avec Poquelin, le jeune Molière put, de la loge des confrères de la Passion ou du paradis, admirer tout son saoul Gros Guillaume, Gaultier Garguille et Turlupin.

Rappelons encore que le père de Jean Poquelin possédait deux loges dans l'enclos de la foire Saint-Germain et que le petit-fils a bien pu y aller voir les bouffons.

L'héritier des Poquelin ne fît pas voir sans doute de suffisantes aptitudes à l'état de tapissier, puisque son père se décida à lui faire donner cette éducation coûteuse qui ouvrait aux jeunes bourgeois l'accès aux charges de robe el aux bénéfices. On dit que ce fut le grand-père, Louis de Cressé, qui intervint en cela*.

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