‹ Le génie latinChapitre 7 sur 59 · Rabelais, Dédicace du Tiers Livre · texte numérisé non relu

Rabelais, Dédicace du Tiers Livre

3. Balzac, plus gras conteur à ses heures que ne fut jamais notre princesse, est mystique et incompréhensible dans son Lambert et sa Séraphita, comme Marguerite dans les Lettres à Briçonnet,

de la première heure, heure douce, claire et sereine. Mais Luther hrûla la bulle, et la tenrpête se leva (1520). Le temps des sages comme Erasme, des bons comme Marguerite, était passé. Elle gardait pourtant l'espoir. En décembre 1521, elle écrivait à Briçonnet :

« Le roy et Madame* sont plus que jamais affectionnés à la réformation de l'Église et délibérés de donner à congnoistre que la vérité de Dieu n'est point hérésie. »

A quoi Briçonnet répondit :

< Le vray feu qui s'est logé longtems en vostre cœur, en celui du roy et de Madame, par grâces si très grandes et abondantes que je n'en cognois point de plus grandes, je ne sai si ce feu a point esté couvert et assoupy. » A l'égard de la reine mère qui n'aimait que l'argent, et du roi qui n'aimait que les femmes, les inquiétudes de l'évêque étaient fondées. Mais, si l'on veut savoir la vraie pensée de Louise de Savoie, qu'on lise son journal : « L'an 1522, en décembre, mon fils et moi, par la grâce du Saint-Esprit, commençons à congnoistre les hypocrites blancs, noirs, gris, enfumés, de toutes les couleurs, desquels Dieu, par sa clémence et bonté infinie, nous veuille préserver et deffendre, car, si

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