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VI. Musculature

Il a bien vu que ces bandes pénètrent entre les champs musculaires longitudinaux. PERRIER P 13) sans s'arrêter à la constitution de ces muscles, a reconnu exactement leurs rapports avec les autres organes chez le P. Villoti Quant à Grarp (P16), il ne s’est pas occupé de ces muscles. Aucun de mes prédécesseurs ne s'était arrêté ni à la forme exacte ni à la structure histologique des bandes musculaires obliques.

d) Musculature des cloisons mésentériques. Les dissépiments font partie du systeme musculaire. Ils sont formés par une couche mince de fibres très extensibles. Les fibres adjacentes à la paroi du tube digestif embrassent intimement celui-ci et s'insèrent au niveau du raphé ventral et dorsal, sur la membrane basilaire. Les autres fibres constituant la cloison mésentérique sont étirées dans le sens de la hauteur et disposées presque concentriquement aux premieres. Elles ont leur point d'attache dans la couche cellulaire sous-jacente aux muscles longitudinaux. Ce sont de longues fibres, très aplaties, étroites, pourvues d'un noyau ovale. Elles sont presque identiques quant à leur structure aux fibres-cellules des cloisons obliques (pl. 7, fig. 5, s). Une mince couche de fibres musculaires circulaires embrassent la paroi de l'intestin, immédiatement en avant de la zone où le dissépiment est en contact avec le tube digestif. Cette couche se présente sous la forme d’un anneau complet entourant l'intestin en avant de chaque cloison. Elle peut cependant être considérée comme une annexe du dissépiment. Si l’on fait une série de sections longitudinales intéressant les dissépiments, l'anneau musculaire affecte l'apparence de quelques traits foncés (pl. 9, fig. S, s). On peut facilement reconnaître que ces traits répondent aux sections transversales des fibres circulaires.

La contraction rhythmique de ces anneaux musculaires détermine ces étranglements de l'intestin si caractéristiques au niveau des dissépiments. Le jeu de ces muscles a encore pour résultat d'attirer en avant et de tendre la paroi des dissépiments. Quand ces muscles cessent d'agir, l'intestin reprend son volume primitif, la paroi des cloisons mésentériques se distend, le liquide contenu dans les cavités du corps est comprimé et refoule devant lui la seule paroi extensible, celle du dissépiment. Cette disposition des fibres musculaires dans les dissépiments et autour de l'intestin en ce point, explique ce qui se passe chez le vivant. Quand on examine un Polygordius vivant par transparence, on voit que le tube digestif s’étrangle rhythmiquement au niveau des dissépiments en même temps que les dissépiments se tendent obliquement, puis quils sont projetés en avant ou en arriere. Ils présentent alors une face fortement convexe et une face fortement concave.

SCHNEIDER (PS) avait déjà reconnu la nature musculaire des dissépiments. D’après lui ils sont constitués chez le P. lacteus par une masse homogene fondamentale en continuité avec la couche fibrillaire sous-jacente aux champs musculaires longitudinaux. Dans cette masse homogène sont enkystés des fibres musculaires isolées qui rayonnent de la ligne dorsale et ventrale, s’entrecroisant dans les régions latérales. Je pense que la masse homogène dont parle SCHNEIDER n’est autre chose que le revêtement péritonéal des dissépiments. M£ Ixrosx (P12) a bien décrit la disposition générale et les rapports des fibres-cellules des dissépiments

avec les organes voisins. Il n’a pas vu chez le P. apogon de fibres annulaires embrassant

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l'intestin au niveau des cloisons mésentériques. PERRIER (P13) au contraire dit que chez le P. Villoti il existe une sorte de sphinctere musculaire dépendant de la cloison mésentérique, autour du tube digestif. Rasewskr et Grarp ne se sont pas arrêtés à l'étude des cloisons mésentériques.

e) Bande musculaire transverse. Il existe dans le segment céphalique, immédiatement en arriere de la bouche, du côté de la face ventrale, une bande musculaire en continuité de substance par ses bords latéraux avec les bandes musculaires obliques (pl. 6, fig. 2, 3, 4 m.t.). Cette bande musculaire est sous-jacente à la membrane basilaire. Elle est formée par des fibres-cellules allongées transversalement, aplaties, nucléées, qui ressemblent d’ailleurs fortement aux fibres-cellules des muscles obliques. Son épaisseur est d'une ou deux fibres. Cette lame musculaire s'étend le long de la face ventrale depuis la bouche jusqu'à l'extrémité postérieure du segment céphalique. A partir du premier anneau du tronc la membrane basilaire

affecte en ce point les mêmes caracteres que sur le reste du corps.

f) Muscles rétracteurs du pharynx. Deux masses musculaires puissantes s’inserent d’une part à la région dorsale du pharynx, de l’autre à la paroi latérale du corps, immédiatement en arriere des fossettes vibratiles, en-dessous des champs musculaires dorsaux (pl. 4, fig. 2 m. r2) (pl. 6, fig. 1, m. r2). Ce sont les muscles rétracteurs du pharynx. Ils sont formés par d’épaisses fibres-cellules qui s'étendent de la paroi du corps à la paroi du pharynx. A leur extrémité, c’est-à-dire à leur point d'insertion, elles sont élargies, épatées. La substance

musculaire qui les constitue parait hyaline et contient un noyau cellulaire rond ou ovale.

Quand ces fibres se contractent le pharynx et les organes qui s'y rattachent, telles que les lèvres qui entourent la bouche, sont fortement retirés vers la région dorsale. De plus les lèvres se rapprochent par ce mouvement. Au contraire quand les muscles rétracteurs du pharynx se relichent et que les muscles obliques correspondant aux levres se contractent, la paroi buccale avec les lèvres se porte en avant sous forme d’un petit proboscis (pl. 3, fig. 1 b.). Si les deux systemes de muscles se contractent à la fois, alors le bourrelet buccal s’efface tout en délimitant un large orifice buccal (pl. 1, fig. 4).

g) Muscles rétracteurs des fossettes vibratiles. Une bande musculaire transversale s'étend immédiatement en arriere du cerveau, d’une fossette vibratile à l’autre. Les fibres qui la constituent sont des fibres-cellules semblables à celles dont il a été question précédemment. Elles sont relativement plus courtes que celles des bandes obliques du tronc. Il en entre deux ou trois dans la longueur de la bande. Tandis que les fibres qui occupent la région médiane de la lame sont effilées à leurs deux extrémités, celles qui s’inserent sur la face profonde des fossettes vibratiles sont élargies en ce point (pl. 5, fig. 11 et pl. 6, fig. 9 2». r1.).

Mes prédécesseurs ne se sont pas plus occupés de ces muscles rétracteurs des fossettes vibratiles que des muscles du pharynx.

Quand cette bande musculaire se contracte, les fossettes vibratiles sont attirées vers

l'intérieur du corps. Il en résulte que leur orifice extérieur se réduit alors à une fente (pl. 6,

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