VII. Appareil digestif
fig. 9, fos. v.) tandisqu'elles communiquent largement avec l'extérieur lorsque ces muscles se trouvent à l’état d'extension (pl. 5, fig. 11, fos. v.).
Tel est le système musculaire des Polygordius.
Je n'ai pu retrouver chez les Polygordius étudiés par moi à Naples ni la couche musculaire de l’oesophage dont parle Scanerner (PS) chez le P. lacteus ni les fibres musculaires empätées avec les cellules glandulaires de l'intestin dans un stroma hyalin comme l'a vu Me
Ixrosx (P 12) chez le P. apogon, ni la couche musculaire annulaire intercalée entre l’'hypoderme
et les champs musculaires longitudinaux chez le P. Villoti de Perrier (P 13) Je n'ai pas vu d'avantage les couches musculaires longitudinales et transversales à l'intestin (P 13) dont parle PERRIER.
En résumé la musculature des Polygordius comprend:
1° Les champs musculaires longitudinaux (muscles les plus importants du corps).
2° La couche musculaire annulaire du segment caudal.
3° Les bandes musculaires obliques.
4 Les cloisons mésentériques avec les sphincters annulaires.
o° La lame musculaire ventrale post-buccale.
Les muscles rétracteurs du pharynx.
7° Les muscles rétracteurs des fossettes vibratiles.
Exceptionellement il existerait des muscles dans la paroi de l’oesophage (P. lacteus), des fibres musculaires dans la paroi de l'intestin (P. apogon), une couche musculaire annulaire sous-
hypodermique et des couches musculaires longitudinales et transversales à l'intestin (P. Viloti).
VII Appareil digestif.
Aïnsi que nous l'avons déja dit, le canal digestif s'étend d’une extrémité à l’autre du corps. Il se divise, comme chez la plupart des Annélides, en oesophage et intestin. La portion antérieure de l’oesophage peut être considérée comme un pharynx protractile, et l'extrémité postérieure de l'intestin comme un rectum.
L'oesophage s'étend dans toute la longueur du lobe buccal. Il se distingue de l'intestin par sa hauteur et sa largeur plus grandes (pl. 1, fig. 1 et 7).
Nous avons déjà vu que la bouche est délimitée extérieurement par une levre multilobée de forme circulaire ou triangulaire, suivant les espèces. En dedans de celle-ci, il existe un second repli à bords mamelonés n'intéressant que les faces latérales de la moitié inférieure de la cavité buccale. Ils sont visibles chez le vivant quand la bouche est ouverte (pl. 1 fig. 4 et pl. 2 fig. 5). Ces deux replis sont très apparents sur une coupe transversale faite au niveau de l’orifice buccal (pl. 6, fig. 1 et 6). Ils se prolongent en arrière de la bouche en une gouttiere sous-jacente à l’oesophage, communiquant avec celui-ci par une fente horizontale et longitudinale située sur la ligne médiane (pl. 6, fig. 2, d. ph). La gouttiere s'étend
jusque vers la moitié de la longueur de l’oesophage pour se terminer, là, en cul-de-sac.
Zool. Station z. Neapel, Fauna u. Flora, Golf v. Neapel. Polygordius. 3
18 1° Partie. Anatomie, histologie et physiologie.
La portion que nous pouvons appeler pharyngienne fait immédiatement suite à l’orifice buccal infere. Elle à une direction oblique d'avant en arriere et de bas en haut. La voûte du pharynx au niveau de la bouche présente deux replis latéraux séparés par un diverticule de la paroi (pl. 6, fig. 1). Quand le pharynx est reporté vers le dos par ses muscles rétracteurs (voir plus haut), les dépressions de la paroi s’effacent momentanément. — I/oesophage dont la paroi est fort épaisse a la forme d’un losange, quand il est vu en section transversale en arriere de la bouche (pl. 6, fig. 2), abstraction faite de la gouttière qui lui est sous-jacente. Plus loin il a l'aspect d’un ovale dont le grand axe est dorso-ventral. Ja paroi de l’oesophage est réduite presque à une simple membrane sur la ligne médio-ventrale, immédiatement en arriere de la gouttiére sous-oesophagienne (pl. 6, fig. 3) alors qu'elle est très épaisse sur tout le reste de son pourtour, en avant et en arrière. — L’épithélium de la portion pharyngienne consiste en une couche de longues et étroites cellules nettement séparées les unes des autres. La surface libre de chacune d’elles porte un petit plateau canaliculé, perforé par de fins et longs cils vibratiles. Leur protoplasme contient des granulations fort réfringentes et tres abondantes au voisinage du plateau. Le noyau se trouve, le plus souvent, aux environs de la base d'insertion des cellules; il a la forme d’un biscuit ou d’un ovale allongé, contenant de quatre à huit corpuscules tres brillants (pl. 6, fig. 1 et pl. 8, fig. 6. L’épithélium repose directement sur une membrane mince, très résistante, contenant par ci par là un noyau de cellule, sans interposition de couches musculaires longitudinales, circulaires ou autres. Cette membrane c’est le péritoine. — L'épithélium de l’oesophage proprement-dit differe du précédent en ce que les cellules ne sont nettement séparées les unes des autres que vers la surface libre. Là, elles le sont tres clairement puisqu'elles laissent entre elles de petits espaces libres fort étroits. Elles sont partiellement soudées les unes aux autres dans la profondeur (pl. 6, fig. 2, 3, 4). Les noyaux sont moins gros et présentent l'aspect de bâätonnets plus ou moins irréguliers. Ces cellules sont aussi pourvues de plateaux canaliculés et de cils vibratitiles. Il y a dans la partie profonde de l’épithélium un certain nombre de noyaux n’appartenant pas à la même couche que les cellules cylindriques ciliées de la surface. Ils sont sphériques ou sub-ovales. Je crois devoir les considérer comme de jeunes cellules en voie de développement destinées à remplacer les cellules de la surface. Il est facile de se convaincre que cet épithélium dans toute la longueur de l’oesophage repose sur une membrane péritonéale (pl. 6, fig. 3). La paroi de la gouttière sous-oesophagienne est beaucoup plus mince que celle de l’oesophage. Elle est formée par une couche unique de cellules dont on ne peut guere distinguer les délimitations. De nombreux noyaux sphériques ou sub-ovales sont enkystés dans un protoplasme finement granuleux. La face libre de cet épithélium est limitée par une membrane mince dépourvue totalement de cils vibratiles (pl. 6 fig. 1, 2, d. ph.). Je n'ai pu reconnaitre avec Scaneiper (PS) et avec ME Ixrosn (P13) des éléments musculaires dans la paroi de l’oesophage. — D'après Scaneiner l’oesophage du P. lacteus a la même structure que celui d’un Nématode sauf que la couche musculaire est plus mince. Me Ixrosx décrit
la paroi de la région antérieure du tube digestif comme formée par des cellules glandulaires