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II. De la signification de la larve du Polygordius

défendue pour les Cténophores par Leucxkarr, Merscanicorr (D 28), SELENKA (D 29), Acassiz D30), Caux (D 31), et pour les Platodes par Huxzey (D 32). De plus les Polyclades, d'apres les recherches de Harzez (D 33), de SELENKA (D 29) et de LaxG passent par une phase embryonnaire à symétrie radiaire. Mais pour SELENKA (D 29), ce sont les Rhabdoceles qui forment la souche coelentérée des Platodes. La premiere conclusion générale de LaxG est celle-ci: Les Platodes par les Polyclades dérivent des Coelentérés par les Cténophores. Pour LaxG le Coeloplana Metschnikowü de KowaLewskt (D 34) serait un Cténophore rampant, non un type intermédiaire entre les Cténophores et les Turbellariés.

LANG nous montre ensuite un Triclade segmenté, la Gunda segmentata. — Chez cet animal, l'appareil gastro-vasculaire porte des diverticules latéraux, simples et symétriques. Si ces diverticules se séparaient à droite et à gauche de l'intestin, ils constitueraient une série de cavités disposées par paires présentant entre elles et avec le tube digestif »les mêmes rapports que les segments de l’entérocele des Métazoaires segmentés« Il y a un testicule dans chaque dissépiment à partir du troisième, les deux premiers renfermant les deux ovaires.

L'appareil excréteur contient les parties essentielles de ce système chez les Platodes, spécialement chez les Trématodes et les Cestodes. Les terminaisons des branches du système des fins canalicules portent chacune une cellule creuse contenant une flamme vibratile (entonnoir cilié). Le protoplasme des cellules en entonnoir forme un véritable systeme d’anastomoses qui correspond au système lacunaire lymphatique, que j'ai décrit chez les Trématodes et les Cestodes. Les ramifications des cellules en entonnoir sont en rapport avec des ramifications de cellules identiques mais pleines qui appartiennent à la paroi des diverticules de l'intestin. LanG en conclut que les cellules à entonnoir du mésenchyme ont la même origine et la même signification morphologique que les cellules de la paroi intestinale. D’où le système excréteur de la Gunda segmentata est formé par des canaux mettant en communication des cellules de l’endoderme intestinal avec l'extérieur. L'appareil aquifère des Triclades est, par là, comparable à celui des Polyclades. On pourrait donc, par ces diverses étapes de transition, assister à la transformation de l'appareil gastro-vasculaire d’un Cténophore en un appareil excréteur de Trématode et de Cestode. A l'exception des canaux aquiferes, des oviductes et des canaux déférents, il n'y a aucune cavité du corps entérocélienne ou schizocélienne. Cependant, il faudrait considérer, dans la théorie de LaxG, les canaux de l’appareil urinaire comme homologues de l’entérocèle. LaxG compare ensuite l’organisation de la Gunda segmentata à celle d’une Hirudinée, d’une Rhynchobdelle. Il trouve la même disposition générale de l'appareil digestif. Il faudrait, ici aussi, considérer les diverticules de l'intestin de la Rhynchobdelle comme correspondant aux segments coelomiques du corps des animaux métamériques, ainsi qu'il a été fait pour la Gunda. L'intestin terminal et l’anus seraient de nouvelles formations propres aux Hirudinées. Quoique l'appareil excréteur de l’Hirudinée adulte ne soit plus comparable dans toutes ses parties avec celui d’un Platode, LaxG identifie deux de ces portions à celles de l'appareil excréteur d’un Triclade. Le canal simple, qui débouche à l'extérieur, est comparable aux gros canaux

des Triclades. Puis un canal en prolongement du premier s'ouvre au moyen d'un grand en- 14%

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tonnoir cilié dans le systeme des lacunes lymphatiques du corps. Cet appareil collecteur (grand entonnoir eilié) est une néo-formation, qui trouverait sa raison d'être dans le développement des grands espaces lacunaires et sanguins des Hirudinées. Mais, au second canal aboutissent aussi de fins canalicules ramifiés, correspondant aux fins canalicules des Platodes. Ceuxci ne se termineraient pas par des cellules en entonnoir, leur fonction n'ayant plus de raïson d'être, depuis l'apparition de l'organe collecteur nouveau. L'appareil excréteur de l'Hirudinée adulte n’a plus de relations avec les diverticules de l'intestin. LaxG croit cependant, d'après des observations qu'il a faites chez la Clepsine, que cet appareil se développe originairement aux dépens de l'épithélium de ces diverticules.

Avec beaucoup de raison, LanG fait remarquer combien sont intimes les liens qui unissent l'appareil excréteur des Platodes et des Rotiferes à celui de la larve des Annélides. J'ai moi-même considéré les gros canaux du rein céphalique de Polygordius comme représentant le système des gros canaux de l'appareil aquifere des Platodes, et les canalicules terminés en cul-de-sac des prétendus entonnoirs comme homologues au système de fins canaux qui existent chez beaucoup de Rotateurs et chez presque tous les Platodes. Quant aux entonnoirs terminaux de ces derniers ils n'apparaissent plus chez les Polygordius. ÆEpouarn Meyer (D 27) est arrivé aux mêmes conclusions touchant les organes terminaux du rein céphalique de Polygordius par des recherches absolument indépendantes des miennes. Bien plus, ce même observateur a constaté qu'il existe chez la larve d'un certain Polygordius une seconde paire d'organes excréteurs larvaires construits sur le type du Platode.

Cazpwerz (D 27) a reconnu chez la larve de Phoronis un systeme excréteur homologue de celui des Plathyelminthes. J'ai pu de mon côté (P 20) identifier le rein céphalique de l'Echiure à l'appareil aquifere des Platodes. Les deux canaux longitudinaux du tronc de la larve de Polygordius, décrits en premier lieu par HarscHEk, en rapport avec le rem céphalique et qui donnent naissance aux organes segmentaires de l’adulte, seraient homologues des gros troncs aquifères des Platodes. Comme LaxG le faisait déjà remarquer dans son travail sur la Gunda, organe collecteur (entonnoir cilié) du canal segmentaire définitif de l’Annélide et qui s'ouvre dans la cavité de chaque segment n’a pas d’homologue chez les Platodes. Il apparaît apres l’individualisation du canal segmentaire chez la larve du Polygordius, d'après les observations de Harscner (P 15). — Chaque entonnoir se forme aux dépens d’un groupe de cellules primitivement séparées des canaux segmentaires et se réunit secondairement au canal correspondant d’après Ep. Meyer (D 27) chez la larve de Polymnia nebulosa. C'est, pour Lac, le seul organe de néo-formation commun aux Hirudinées et aux Annélides qui ne puisse se rattacher directement à l'appareil excréteur primitif. — En. Mrxer (D 27) a trouvé chez beaucoup de larves d’autres Annélides qu'avant la formation des organes segmentaires définitifs, il naît toujours une ou plusieurs paires d'organes segmentaires, larvaires, qui sont ou bien exclusivement intra-cellulaires où partiellement intra-cellulaires et qui se terminent par une cellule vibratile fermée. La structure de cet »entonnoir terminal« comme je l'ai appelé, présente

chez les larves d’Annélides une ressemblance telle avec le même organe d'un FPlatode que

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