I. Méthodes employées
tions. Celles-ci ne se font pas facilement dans ces conditions. Cependant j'ai pu avoir quelques préparations très instructives en employant ce système.
J'ai étudié les préparations ainsi obtenues dans une goutte du mélange ayant servi à la macération. D’autres ont été colorées par le carmin boracique, par l'hématoxyline, par le picrocarminate d'ammoniaque. Un certain nombre de ces préparations ont été ensuite rendues permanentes dans la glycérine ou dans le baume de Canada.
d) Méthode des coupes microscopiques. — J'ai préparé un grand nombre de Polygordius, pour en faire des coupes transversalement et longitudinalement verticales et des coupes horizontales. Il faut que les vers soient contournés le moins possible, pour obtenir de bonnes sections, pouvant servir à l'étude. On arrive à avoir des sujets tout à fait droits en les tuant par l'action progressive et lente de l'alcool. On place quelques vers dans un vase, à bords assez hauts, rempli à demi d'eau de mer fraiche. On vide doucement sur le liquide une certaine quantité d'alcool fort, qui surnage, à cause de sa densité plus faible. Il n'y a que la nappe de liquide immédiatement en contact avec l’eau qui se mélange directement avec la couche supérieure de celle-ci. Ensuite le mélange se fait progressivement. Les vers s’engourdissent petit à petit et cessent bientôt tout mouvement. On peut alors les retirer du liquide, les étendre sur une lame de verre et les durcir au moyen de l'alcool fort, de l'acide osmique, de l'acide picrique de KieINex8erG, de l'acide chromique, ou bien encore par l’action du sublimé corrosif froid où chaud. Souvent les individus tués de la sorte ont l'épiderme légerement altéré et partant le système nerveux central. Une autre méthode consiste à traiter directement l'animal, apres l'avoir étendu à sec, par une solution concentrée et bouillante de sublimé corrosif. La mort étant presque instantanée, le ver ne se contracte que peu. J'ai aussi préparé un certain nombre de ces Annélides directement et isolément par le sublimé froid, l'acide acétique glacial, l'acide chromique faible, l'acide picrique de KLEINENBERG, l'alcool à 650, l'alcool absolu, l'acide osmique 1, ou le chlorure d’or à 1%. Le sublimé chaud altere aussi quelque peu les tissus, surtout l'épiderme. Enfin j'ai employé avec un certain succes un mélange d'acide osmique 1% et d'acide chromique 2/5, en parties égales.
Je me suis servi de diverses maticres colorantes. J'ai employé spécialement le carmin boracique apres l’action du sublimé et de l'acide chromique; le picrocarminate d’ammoniaque à 1°, apres l'alcool, l'acide osmique et l'acide picrique; l'hématoxyline et les couleurs d’aniline apres l'acide chromique. C’est le picrocarminate et le carmin boracique qui m'ont donné les plus belles colorations. Le picrocarminate est mal retenu par les éléments des tissus qui ont été traités par l'acide chromique ou par le sublimé, mais on peut l’employer avantageusement, même dans ce cas, en renforçant la teinte par le carmin boracique (24 heures dans picrocarminate, puis 2 heures dans carmin boracique).
J'ai fait des coupes transversales d’une extrémité à l’autre chez Polygordius et des coupes longitudinales et verticales intéressant tout le corps de ces vers. Ces séries de coupes faites au microtome de Jung de Heidelberg mesurent de 50 à ‘/» de millimetre d’épaisseur.
À 1° Partie. Anatomie, histologie et physiologie.
Grâce au fixatif du D' GrEesBRECHT j'ai pu ranger par ordre jusqu'a 60 et SO coupes transversales sur un même slide et faire jusqu'à 3400 sections transversales d’un même Poly-
gordius de taille moyenne.