ONE AUDIENCE DE JUSTICE DE PAIX
Jamais, dans la salle où M. Bobilier rendait ses arrêts, l'auditoire n'avait été si nombreux. Le bruit que Georges Froidevàux, ce grand avocat, et le baron de Vaudrey, ce personnage considérable, allaient plaider en personne l'un contre l'autre, s'était répandu sur la place, et le prétoire en peu d'instants se trouva rempli d'une masse de spectateurs avides d'assister à une si belle joute d'éloquence. Ainsi la foule se presse aux portes de la chambre des députés lors^ qu'on sait que M. Thiers doit y prononcer un de ses discoursministres et qu'on s'attend à une réplique de M. Guizot.
Parmi les curieux entassés dans cette salle étroite, on remarquait une partie des pompiers; voyant que le marquis de Châteaugiron se faisait attendre, ils avaient cru pouvoir rompre leurs rangs, prêts à les reformer au premier coup de baguette.
Lorsque le greffier, après avoir appelé la cause de sieur