L' INCENDIE
Vers trois heures du matin, Grégoire Rabusson entra précipitamment dans la chambre de M. de Vaudrey.
— Qu'y a-t-jl? lui demanda le baron en se mettant sur son séant.
— Mon colonel, le feu est au cliateau, répondit Tcxgarde-chasse, qui en même temps s'approcha d'une fenêtre dont il ouvrit les rideaux et les vol'.^ts.
A travers les vitres la lueur d'un incendie considérable éclaira soudain la chambre de ses redots sinistres. Déjà M. de Vaudrey s'était jclé à bas do son lit.
— Qu'on réveille tout le village, dit-il ; fais atteler la pompe, et qu'avant cinq mi mites tout le monde soit en route !
Tandis que le baron s'habillait à la liato, Rabusson sorlit en courant pour exécufer les ordres qu'il venait de recevoir.
Ua iuslaiU après, ceux des pay.-nins de Chàt(\uigiron-le- Vieil (pii s'étaient trouvés prêts les premiers, descendaient au pas de cours(^ le plus direct et par conséquent le plus escarpé des sentiers qiii conduisiiient au bourg, tandis que la pompe parcourait au trot de deux chevaux vigoureux un cliemin un \)vu plus long, mais en revanche plus praticable.
Le tocsin, qui somiait î\ l'é-lise de Châteaugiron-le- Rourg, et auquel commençaient à répondre les cloches de d(^ux autres villages situés dans le vallon, la générale batlii'^ i>ar Toinot, qui était rentré en possession do son casque ('t