LES DEUX DÉPARTS
En entendant prononcer le nom de Thomme qu'elle regardait comme Tinstrument de sa vengeance, madame Grandperrin se leva par un mouvement d'irrésistible curiosité ; mais presque aussitôt elle retomba sur son siège, frappée de stupeur.
De son côté, Langerac, qui était entré dans le salofl d'une allure assez conquérante, s' arrêta dès le second pas comme si, à la place d'une charmante fenmic, il eût eu sous les yeux quelque épouvantable monstre.
— Madame, dit M. de Vaudrey, j'ai l'honneur de vous présenter...
Le baron s'interrompit, car il venait de remarquer Témotion extraordinaire de Clarisse.
— Qu'avez- vous? lui dit-il on s'approchant rapidement; vous prdisscz. Qii'avez-vousdonc?
— Cet homme ici! uuinnura madame Grandperrind'unc voix à peine distincte ; et c'est vous qui ramenez !
M. de Vaudrey jeta les yeux sur le vicomte, qui, non moins troublé que la maitrosse du logis, semblait avoir pris racine à la place où il s'était arrêté.
— Vous connaissiez donc déjà M. de Langerac ? reprit-il à demi- voix, avec un accent d'élonnement que Clarisse prit pour une impitoyable ironie.
— Ah ! c'est, joindre l'outrage à la rruauté ! (lit-elle en lançant au vieux gentilhomme un regard de lionne blessée;