DU.>A IL OH
Mon \)^vc\ Ail ! je voudrais, uioi, avoir deuv cœurs et dcuv ànics dL'soriimis, afin de raiiucr lui, autant que je vous aime.
DON VLLASyUEZ.
Tu l'aimeras, nous Tainieroiis cuseuible. de loin, en secrel- (oui i)as, avec Dieu seul pour confident. . Mais ne prenons pas un rêve pour des réalités; clierclions d'aLord, el fa.s^ le ciel (]ue mes espéiaiu'es ne soient pas de ^ aines cliimères! (su ivoii.naiii vcis 'a liroit.-.) Mais (jui vicut là?
irnive .1 • Gilirrli.)
noNA no:;.
Olil Noyez tionc la belle enlanl. mon pjre.
SCt.NE Vin
\){)\ \ i:i,AS(jri:/. dona ri.ùu. (iiM:.>TA .n r. m.abasas. (l'.ii luiijil a g;i i<:lii'.
I>ON Vri.ASoLlZ.
Cui. eu \éii'.é. l'iti'i 1 elle!... C"est incioyahle comme elle îcsseniMe...
A qui. mon pèie?
DON Al LI.ASQL 1 Z.
A une bj'..é:nienne fort belle aussi, et (jue l'on i!isait mariée ^\j la main i^auclie au roi Philippe le lîea;-.
DONA rror.
Me permelfez-Noiis de lui parler, mou père?
DON VKLASUUKZ.
A (a volonté, mou enfant; j '. vais, pendant ce lemps, (aire que'ques questions à notre hôte sur la route qui nous reste à parc ou ri I'.
(Il lail sl-nc à Ciililv^ov de le ïi;i\re du eù'.e de la Jerlc.)
2i> LE GKNTILHOMMK DE LA MONTAGiNE
DO>A FLOR, jinintii avec le l.onqui'l ilc don Ramiro ol s'approcliaiU ik> G nrsla.
Comment te uoumios-tu, ma belle enfant?
G I IN ES TA
Les elnétiens me nomment Ginesta^el les Manres Aïssé.
DONA FLOR
Moi, qui suis bonne catholique, je t'appellerai Ginesta.
GINESTA.
Appelez-moi comme vous voudi ez. En sortant de voire belle bouclje et prononcé par votre douce voix, mon nom me semblera toujours beau.
DON VELASQTJEZ, qui a oiilrii<lu, levonaiU au milieu.
Eh bien, Flor. qui t'eût prédit que tu trouverais la nymphe Flatterie dans ce désert, eût été par toi traité de menteur; il t'eût dit la vérité, cependant.
GKNE3TA.
Je ne flatle pas, j'admire.
DONA F L 0 R , cml an :»?sJc.
Que dcmandiez-vous au maître de cette posada, mou père?
DON VELASQUEZ
Je lui demandais si la route était sans danger d'ici au sortir de la sierra.
DONA FLOR
Et il vous répondait?...
DON VELA su FEZ.
Que nous pouvions aller hardiment de\ant nous, (a rjiôiciicr.) N'est-il pas vrai ?
{]] remonte causer avec lui.) DONA FLOR, allnnl à Gincsla.
El, si je te faisais la même queslion, que me répondrais-lu, la belle enfant?
ACTK PKKMIEK -29
GIN ES TA
A vous, belle seîiora, je flirais toute Ui vurité ; càv vous êtes kl première dame de la ville qui me parle doucement et sans mc^pris.
DONA FLOR
Parle donc.
GINESTA.
N'allez pas plus loin, seùora.
DON A rLon. (".omment! que nous n'allions pas plus loin?..,
GINESTA.
Retournez en arrière !
DON VELASQUEZ
Jeune tille, te moques-tu de nous?
GINESTA.
Dieu ui'est tc'moin que je vous donne le conseil que je donnei'ais à mon père et à nia sœur.
DONA 1-LOU, SDisi^sMit le Iras do d.m VlI..s jiicz.
Mon père! vous entendez?...
DON VELASQUEZ
Veux-tu retourner à Alhama avec deux de n<"s serviteurs, mon enfant?
DONA FLOR
Kt vous, mon père?
DON VELASQUEZ
>[oi. je continuerai ma roule.
DONA FLOR. lui <rnaiU li ii.nii'.
Et moi, j'irai où vous ire7. cL où vous passerez, je passerai, mon père.
;ut 11-: r.ENTUJioMMK dk i.a montagne
diôi'c 0 11 l'an l!
I^UNEZ, paiai>a!il au l'orid, suivi des autos Domestiques.
Scnor comte?
DON VELASUUtZ.
Uemoiite ù clieval et inurclie devant. (Rcvcmui au milieu, ci lendaii sa b()u.>o à Giues a.) Tiens, iiioiî cnfaiit.
GIîsESTA.
Il n'y a pis dj bourse assez riclie poui' payer le conseil que Je vous donnais, scfior voyageur, (lardez donc voire argent, il seia le bienvenu où vous allez.
DONA FLOR, liiJUl une (liaîuc de i'O i eou,
l'^l cette chaîne, raccoplerais-tu ?
G INESTA.
Venant de qui ?
DON A FLOR
D'une amie!
GIN ESTA
Oh! oui.
'F-llc prr Cille son cou au collier c! scn IVoiil au baijcr de doua rior.j DON V EL A SQL EZ.
Allons, mon enfant!
D0N.V FLOR
Me voici, mon père.
DON VELASQUEZ
A cheval, vous autres, et allcntion!
(Tou'c la b .ilj s'tidiyue par \>'. l'oml à uaiiclip, sur une nii:sif|uc qui sn coiilinuc jusi[u'aux pruniers cenis de lusil j