EN VOUS-MÊMES: VOUS TOUS AFFEEMIEEZ AU CONTEATEE DANS
- VOS DÉSOEDEES ET DANS VOTEE INIQUITÉ; VOTEE ÉGOÏSME SE « TOURNERA CONTRE TOUS POUR FLATTER TOS ÂMES ORGUEILLEUSES !
»' PôâSïïS^EURS DE LA TEERE , TOUS ENTENDREZ CES PAROLES EN
VOTRE CONSCIENCE: = Pourquoi craindrions-nous de tomber comme tombent autour de nous tous ces malheureux dont le mal est le maître? N'avons-nous pas de l'or, des voitures pour fuir en chaque pays, en chaque royaume, ce dominateur du pauvre et de Fassujétil L'art nous appartient: nos lambris dorés et nos tables splendides nous le donnent et nous l'attachant* Les revenus de nos terres nous sont suffisants pour tout payer» Nos trésors endormis vont se réveiller pour servir les prévisions les plus méticuleuses. Les désinfectants, les riches trépieds chargés de mille parfums nous feront une atmosphère digne de notre origine . Laissons tous ces morts ensevelir leurs morts! La ville est en rumeur... le commerce craint.», le peuple pleure»., partons, partons I la campagne est charmante, l'ombrage des grands bois est frais et délicieux! La campagne jaunit... les chaumières suintent les larmes... le midi se décime..» partons, partons! n'avons-nous pas le nord! Le nord est dangereux., , vite pour le couchant! ces faites et refaites deviennent des plaisirs! Les arbres sont flétris... la vigne tombe épuisée... les beaux fruits ont des taches.» . les farineux sont atteints. .♦ eh mon Dieu, l'Europe a des terres encore saines! avec un peu plus d'or nous couvrirons cette monotonie, et nos festins n'en seront que plus joyeux» Si la terre a trop d'ennuis^ la mer avec ses grèves d'or, ses riches coquillages, ses mondes de poissons aux écailles si riches, aux formes si variées», tout cela est à nous. Le Ciel n'oserait pas nous attaquer en face: nos fêtes, nos joies, nos festins, nos délices ne sont-ils pas bénis par les princes du temple! nos hôtels, nos palais, nos « châteaux, nos plaisirs, nos folies ne sont-ils pas chaque jour « partagés avec eux! nos bains luxuriants, nos villas sanitaires » s'égaient tour-à-tour des rires et des bons mots des hautes » éminences! archevêques, évoques, comtes romains, barons
« dû royaume viennent honorer leurs noms de Pombre hëré- « ditaire des antiques bannières, des plus vieilles couronnes » dont puisse se faire gloire ce monde seul légitime qui eut « pour ancêtres dieux et demi-dieux!
» = Mais, continue le Député du glaive, la justice du Sei- ♦' gneur a compté vos heures; le jour qu'elle vous réserve ne »» vous laissera pas fuir! la faim du malhem'eux s'incarnera « alors dans un juge incorruptible; la pauvreté que vous avez " abandonnée jusqu'à ce qu'elle soit devenue misère aura été »• changée en puissance d'esprit; les larmes et les pleurs dont H vous vous hâtâtes de fuir la présence succéderont à vos rires, »♦ à vos jojeux éclats de voix; les morts au bonheur, que vous •♦ avez laissés ensevelir leurs morts, vous enseveliront dans » vos riches parures; ils vous entoureront de vos parfums » suaves... mais vous viviez encore! Ce peuple qui ne fuyait H pas, mais qui s'abandonnait au souffle épidémique, ce peuple »• plein de cœur qui vous aidait lui-même à le fuir, et qui w restait seul luttant contre la contagion, le Ciel l'éclairera: " il verra le noir insensibilisme de vos âmes égoïstes; il verra »♦ que tandis qu'il était à l'agonie, et que le fléau terrible l'em- »♦ portait comme mie victime qui répondait de vous, vous, " vous chantiez des airs agaçants et des chansons joyeuses; » vous dansiez sur des parquets cirés par sa sueur et ses fati- " gués, vous dansiez sous des flots de lumière, presque nus non " par pauvreté, ni par misère, mais par luxure et impudicité! " Alors, il ouvrira la tombe de ces maudits qui tordus par le " mal râlaient dans des ténèbres , et vous attachant en face de " cette désolation, il vous dira: Eepais-toi et danse maintenant!
" Ah! vous crierez pitié et vous appellerez vos éminences » et vos princes, ces grands profanateurs du nom du peuple » et du nom de Dieu... vous les appellerez, parce que déjà " vous verrez que le Ciel en un jour vous a tous vomis com- " me surchargeant sa justice; et vous croirez pouvoir vous
»♦ reprendre dans des lignes profanées, dans des paroles qui M ont scellé tant d'ignobles sacrilèges; vous entendrez leurs •^ râles, leurs cris d'agonie et de détresse; puis leurs blasphê- M mes et leurs imprécations! Quand vous direz: *= O mort, •< arrache-nous à ces châtiments sans exemple! vous aperce- » vrez un blanc Prophète l'œil étincelant, la main droite bais- •• sée vous montrant l'enfer! Il vous dira:
« == Hé quoi! ces grands législateurs de la doctrine divine, « ces grands juges du testament divin ne vous ont point appris « au milieu de vos fêtes ce qu'avait dit pour eux et pour vous " le Seigneur?
" Pour eux il me fit dire: == Sejiblables aux. fils d'iseaël,
« TOUS AVEZ EEJETÉ LE SOUVEEAIN BlEN; VOUS AVEZ EÉGNÉ PAK «' VOUS-MÊMES ET NON PAE MOI; VOUS VOUS ETES FAITS PEINCES , »• ET JE NE VOUS AI PAS CONNUS; VOUS M'aVEZ PEÉfÉbÉ l'oE ET « l'aBGENT, c'est ce QUI vous A PEEDUS! Oui, VOUS VOUS ETES »' perdus! c'est POUEQUOI les nations vous ONT TBAITÉS COMME ♦• UN VAISSEAU SOUILLÉ PAE DES USAGES HONTEUX; c'eST POUEQUOI « LE SeIGNEUE a maudit l'autel que vous LUI AVEZ DEESSE, ET >» LE SANCTUAIBE QUE VOUS AVEZ BATl!
'» A Yous, voici les promesses qui vous étaient faites: =
«« Vous QUI CULTIVEZ l'iMPIÉtÉ, VOUS MOISSONNEBEZ l'iNIQUITÉ; « TOUS SEEEZ NOUEEIS DES FEUITS DE VOTEE DUBETÉ, PAECE QUE « VOUS n'avez CEU QUE VOTEE CONDUITE ET QUE VOUS AVEZ MIS «« VOTEE CONFIANCE DANS VOTEE POUVOIE ET VOTEE FOECE . C'eST « POUEQUOI JE VIENDBAI 1 VOUS COMME UNE OUESE A QUI l'oN A
«< PBis SES petits; VOS entbailles seeont déchieées jusqu'au
« cœur; je SEEAI POUE vous comme un LION SANS PITIÉ AU MI- " LIEU DE VOTEE DÉTBESSE ! "
L'Ange aux ailes noires est entré dans les vapeurs qui couvrent l'éther. Une grande flamme s'est échappée du pan de sa robe rouge, et cette flamme a dit: