M. ^* ^ÎJÎS ÏJT i)EÏJS-i
A TOUS, Pontife de Sagesse ,
A vous et à votre troupeau , à vous comme à tous nos ûh ^t frères pontifes^ à vous comme à tous ceux qui sont appelés pour connaître le règne auguste et glorieux de notre Seigneur Jésus-Christ. Amen.
Il y a quelques heures jMcrivais au Pontife d'Ordre; je sa* luais les stations diverses au milieu desquelles la souveraine bonté de Dieu bénit et sanctifie son labeur. J'inclinais ma tête sous le sombre appareil de sa mission cachée, et je vénérais avec bonheur ce rninistère sacré que la grâce divine élève tou* jours à mesure que l'œil humain semble le voir descendre; je saluais, sous sa mystique houlette, l'ordre spirituel esclave ou souffrant : c'était une préparation à Fépître que je devais bien-* tôt vous adresser à vous-même.
Pontife de Sagesse, agenouillons-hous, oublions un instant les petitesses de la terre et laissons aller les regards de notre âme et de notre coeur dans la hauteur des cieux*
Esprits purs, troupeau sacré, sortez des abîmes divins, ve* nez et étalez devant nous les ondes Ittmitteuses de vos fronts restés fidèles. L'heure a sonné en notice tei^re^ le néant s'est découvert; l'erreur et le mensonge ont été forcés de briser la ceinture d'artifice qui fermait leur fascinatrice tunique. Ahî venez, venez, fils de la justice et de l'équité! venez, rassem^ blez-vous, chantons ensemble sur les murs chancelants du sanctuaire outragé cet hymne de miséricorde et de pardon qui doit briser enfin la nuée insultante qui s^est placée sous l'œil humain, sur le tabernacle du Seigneur; venez, fils de l'hon-
îîenr et de la vérité, venez unir vos voîx à notre voix, afin que nous puissions annoncer à la terre l'aurore sacrée du jour divin de TÉternelî venez, venez, fils de la vraie lumière, venez, venez avec nous faire entendre à la terre les saintes harmonies du jour de Dieu l
Pontife, donne-moi ta main bénissante et bénie; lis dans mes Tegards et pénètre dans mon cœur; puis élevons-nous sous les brûlants sourires de l'espérance, et jetons aux peuples et aux nations le cri d'alarme, le cri d'honneur, le cri de gloire; disons des sphères éthérées à ces multiples créations : Yoici, voici venir la délivrance! voici venir le prix du sang, le prix des larmes I voici venir Flnespéré^ l'Inattendu, le Dieu d'amour t Peuples, il vient, et voilà pourquoi tout tremble et pourquoi tout chancelle! voilà pourquoi tout craint, pourquoi tout a peur! lï vient, et un vent de tempête courbe, sous son secret pouvoir, tout ce qui se croyait vraiment puissant, vraiment fort, vraiment infaillible. Il vient, et les sociétés se regardent et se séparent sans oser même se le dire; les peuples s'iiiterrogent et ne se répondent pas. Il vient, et Tusurpation, le despotisme, la fraude, s'activent, se remuent sans pouvoir s'entendre^ sans oser espérer. Il vient, les princes et les rois violentent leurs conseils; ils entrent en courroux; ils crient, ils menacent ^ ils pleurent devant leurs trônes; ils sanglotent en leurs nuits; Ils appellent Dieu, Sathan, la fureur, la colère; et pâles, treml)laxits,. ils entendent leurs propres cris retombant sur eux en menaçantes clameurs l leur âme sue la peur, leur front sue la erainte! L'enfer est dans leur poitrine et la honte violente souvent la fciusse assurance de leurs regards. Les sceptres sont l)rûlants, à peine les mains séchécs de ceux qui les tiennent ;^euvent'-elles les tenir encore. Les couronnes brûlent les potentats: les empereurs les entendent rire, et les riches pierres qui les décorent au lieu de feux ne jettent sons les rayons de la î?sïBiière que de? £;r!maces qui griment le coupa.ble et raillent
Ti\o'GUisi\nt. Les lambris dorés semblent attirer d'eux-mêmes la poussière. Les rideaux de velours en grinçant sur leurs tringles brillantes ont des moqueries a mères. Le feu dans Fâtre a des pétillements de violence qui font reculer presque effrayé celui qui s'y chauffe ; le lit est rempli de fantôm/es. Les moelleuses courtines se serrent souvent sur l'auguste corps qu'elles couvrent comme des pierres sépulcrales, La nuit jette ses voiles de mystères, elle se revêt d'une robe couleur do sang, et devant les Iks royaux elle cadence en hécatombe» Les mets de dignité, les appeaux de la gent courtisane ont la fumée des cadavres, et les fruits qui sont choisis com.me pour des immortels semblent avoir aussi adjoint à leur suc un goût d'angoisse et de mort. Les vins semblent du sang dans ces verres de Bohème et de cristal, dans ces coupes d'argent, d'or et de pierreries, La musique a des râles; les chants s'enveloppent de notes funèbres. Les peintures remuent comme de^ cadavres. Les bougies prennent toutes les teintes funéraires. Les boudoirs ont l'écho des sépulcres. La parure des souverains ne peut cacher en entier les plis blancs du dernier vêtement que nous nommons un suaire. Les grandes fêtes, les fières saturnales où les liounnes se croient des dieux et les femmes des déesses, tout cela ressemble aux vers du tombeau, qui dans la jatte majuscule dévorent en dansant la corruption humaine que le dégoût de l'homme leur a abandonnée. La salle du trône sent le charnier, et l'atmosphère des grands palais suinte la malédiction et l'anathème,
Satlian se rit des nations et des peuples, il semble que chacun d'eux court à qui sera le plus tôt digne du fouet eu de hs chaîne;: l'esclave chante la gloire de ses liens; le fustigé, l'honneur de la verge dont il e^t frappé; le bâillonné^ la sagesse et îa grâce de celui qui le bâillonne. Les hommes que leurs frères nommaient penseurs, humanitaires, s'enferment eu îeu^â foyers comme autant de momies. Les orateurs ne s'étiidkMl;
qn^à mieux ordonner leur silence. La presse iait ses dents et bénit l'hjgiène qui l'a délivrée môme des plus petites convulsions* Le gibet est pourvu; les prisons sont remplies; les chevalets rentrent en grâce; les tortures ont de Téclat, Les cachots sont discrets; les bourreaux sont nombreux; les supplices anciens s'augmentent des colères nouvelles : les femmes, les enfants^ les tout vieux vieillards, tout sert aux sacrifices que veulent recevoir en dieux les modernes Césars ! î !
Fils, Frère, Ami, je vois tes traits pâlir, ton regard me fixer et ton cœur tout prêt à me demander si je suis l'ange des ruines : attends, attends encore avant de m'interroger. — Je t'ai parlé des rois, des grands, des princes, de tout ce qui a sceptre, de tout ce qui commande; mais je n'ai pas touché à la maison dite la maison de Dieu. — Anges du saint courroux , fils radieux de l'immuable justice, soutenez le pontife, et don* nez à son cœur le droit et la force d'entendre encore ma voix. Sonnez, sonnez du haut des cieux. Anges tout-puissants aux quatre ailes de flamme. Juges Chérubins, revêtez vos toges de phosphore et d'azur. Glaivataires sacrés, prenez vos blancs manteaux et vos casques de fer rougis à la fournaise. Univers, tais-toi j voici que va passer la justice du Seigneur! Montagnes, abaissez'vous! collines, ployez vos têtesî fleuves, levezvous! et vous, vastes océans, quittez vos fiers abîmes, venez entendre, venez ouir la justice du souverain Seigneur! Serpents des vieux déserts, lions des forets noires, tigres des chaudes régions, panthères trois fois sauvages, monstres de destruction, phénomènes de vengeance, venez, venez, la justice vous appelle! venez, venez, témoins cruels, venez, devant vos cruautés vous verrez les humains vous dépassant encore! venez, ceux que Ton va juger se nomment les prêtres du Seigneur! Yenez, haine et rage! venez, jalousie corrosiveî venez, hypocrisie! venez, science infernale, vous êtes dépassées par ce qu'on a longtemps nommé le sanctuaire!
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Seigneur, éclaire mon iront, Esprit saint. Saint -Esprit, conduis ma plume. Feu d'Adonaï, remplis mon cœur! Le Sei* gneur vient, et la maison du Saint est envahie par toute sorte d'idoles! Le Seigneur vient, et son temple est rempli d'une épaisse fumée qui s'échappe chaque jour des encensoirs du crime! Le lévite et le prêtre ne connaissent plus le vrai Dieu!
Frère, Fils de Sagesse, les vieilles divinités de la Rome antique sont rentrées triomphantes dans la maison de Jésus- Christ. — - Sactis est adorée pour les testaments qu'on lui arrache; c'est elle qui fait suer de l'or à la fosse des morts; c'est elle qui dit aux cris, aux pleurs de la famille : Cessez, cessez, cessez, devenez de l'argent pour les ministres du Seigneur! c'est elle qui loue ses étendards, ses enseignes, ses panaches; -qui permet aux cloches de dire aux humains : Un riche, un puissant vient de fermer ses paupières, esclaves et malheureux, inclinez- vous, inclinez-vousî C'est elle qui dit aux rois qui la servent en son temple : enlevez vite le pauvre, ne scandalisez pas les riches, passez vite et sans bruit.
Mercure est adoré! c'est lui qui envoie les produits précieux que l'Asie et l'Afrique, l'Europe et l'Amérique étalent en tro* phée dans leurs riches bazars, dans leurs brilhmts comptoirs. C'est lui qui dit aux demi-dieux qui chantent ses louanges : Eclipsez les princes, les empereurs, les rois. x\ vous mes bien* aimés, mon intelligent ministère; à vous la pourpre, à vous la soie, à vous For, à vous les pierres précieuses, à vous les fiers tissus, à vous les merveilles des eaux et la gloire des montagnes, à vous le caducée l'image de mon sce})tre et à vous aussi le tout-puissant trident.
Saturne est adoré, et ses autels sont grands comme l'autel d'airain du temple aaronite. Le pontife suprêuie y vient, non pas une seule fois l'année mais chaque jour, montrer son saiîit respect, son imitation sublime, en y dévorant quelques dixainés de ses enfiints !
Molocîi est adoré! malgré ses sauvages exigences, îe zèle Femporte : on arrache aux familles, pour ce monstre divinisé, des jeunes enfants, de belles et jeunes filles, de mâles courages que l'on flaire ou devine, on les immole au diet^ qui ne sourirait pas, si ces victimes étaient indifférentes.
On adore Tentâtes; c'est le dieu du sol : il sème les îiéritages, il propriétairise ses amés, ses féaux.
On adore Bacclms le dieu des celliers, des caves luxuriantes. Pour le servir fid-èlement on s'enveloppe la tête de riches bande^'oles, et on boit Fhjpocras dans des coupes ciselées d'or ou d'argent. — Vénus est adorée dans les vierges qu'on lui fane. — Junon est adorée dans les haines qu'on lui sert.
Ami, pardonne-moi, mais mon âme empourprée des feux vivant encore de r}ndio;nation sainte du Seii^-neur des seipneurs. est forcée d'achever la preuve incontestable qui nous force h fixer le jour indispensable de la venue sévère du seul Dieu toutpuissant. Ecoute, écoute-moi. Ne crains pas de te livrer aux larmes : en te parlant, mon Fils, je sens pleurer mon eœur.
Les sept oclieux forfaits qu^on nomme capitaux, et qui, de leur nom seul, terrifient, épouvantent un noble coeur chrétien, ces sept monstres enfantés par l'engeance infernale, au sanctuaire divin ont aussi leurs autels. — L'orgueil est adoré sous ce haut pavillon qui porte pour devise : Le premier parmi vous k'est et ne peut être que le serviteur de tous.
Eh bienî Pontife aimé, ce précepte sacré, cet ordre du divin Maître n'est plus que le témoin du souverain mépris que je puissant orgueil lui jette chaque jour. Là, plus de corps de christs; des seigneurs, des grandeurs, de hautes éminences, des amplitudes, puis enfin des princes et un souverain roi. La croix est éclipsée par l'or de la mitre et par les somptuosités de îa tiare. Le prêtre ceint son front d'une coiffure mondaine ; îe pontife sacré a sur sa iète une tour de pierres précieuses, et ses pieds chaussent la mule enrichie de diamants. . . .
Jésus allait piecls-iiiis; sa noble et sainte tête durant pins de trente ans ne fut tiarée que de ses purs cîievenx. . . , Un jour comme il allait accomplir sa mission de grand-prêtre, le jour suprême où il allait s'avouer le grand et éternel Sacrificateur, les esclaves de César, les forbans consacrés qui jouaient aux pontifes dans le vaste temple rebâti par Hérode, les dévots pharisiens, ces âmes de sable et n'ayant pour cœur que de l'assa fœtida, se ruèrent sur lui pour venger le mépris qu'il faisait de leurs souillures. Ils le mitrèrent, ils le couronnèrent de ce qu'ils craignaient que le bon sens et la justice du peuple les couronnât. — Frère, où sont donc les disciples du Chef si saint qui se laisse couronner d'épines pour anathématiser l'odieuse impureté des orgueilleuses couronnes?
L'avaeice est adorée, et Dieu seul sait bien tous les crimes odieux que cette noire araignée enveloppe chaque jour de ses voiles lugubres.
La GOURMANDISE est adorée; c'est elle qui enseigne à ses pieux repus ces maximes impies, iniques et sauvages : Le pauvre ne peut avoir faim, la privation et la souffrance nourrissent! le pauvre ne peut avoir soif, la sueur du découragement et les larmes du désespoir désaltèrent !
La LUXURE est adorée; ses filles la débauche et la prostitution sont avec leur mère le trio solennel de la toute-puissance. La mère se dépense par la vie de ses filles : l'une prend les princes et les rois en bas âge; quand ils sont grands elle envoie près d'eux ces fiers hermines, ces éminences glandurées d'or et couvertes de pourpre ; elle leur dresse les yeux pour distinguer en maîtres, qui dans les genissés brillants peut plaire à Monseigneur! elle leur met sur les lèvres des sourires forcés qui forment des rayons autour des favorites ; elle leur apprend à saluer bien bas les courtisanes en titre; souvent elle lexir a fait l'honnetir de fournir les lubriques boudoirs des rois trèschrétiens î !
L'autre an teint de safran, qui ressemble un peu aux doni* res qu'on ne craint pas de nommer chrétiennes, c'est la reine du budget, c'est le droit de passe de l'avouée patente. C'est eiie qui soide les livrées, les voitures, les chevaux. Des bouges crapuleux, des égoûts délétères, des sentines du vice, des CHpliarnaiims de la dissolution elle extrait l'or du riche libertin, l'argent du pauvre insensé que l'ivresse a poussé dans ce premier abîme de la dégradation, la pièce de monnaie du jeune voleur, du malheureux victime de la paresse, et elle jette tout cehi dans l'escarcelle de velours de la fille aînée de l'église, sinon dans celle de Péglise humaine môme, et de là les mains consacrées en reçoivent une auguste part pour continuer l'honneur et la gloire de leur saint ministère.
La coLÈitE est adorée, et souvent au lieu d'encens c'est du SAV.g qu'elle i-éclame. îl est de tristes annales qui. prouvent que cette divinité fiît et est encore bien chère. Malgré son alteiiiation surnaturt-lie on doit croire que c'est eMe qui, crainte de se trouver dépassée, dut s'écrier : Assez, assez, assez!
L'envie, bi vieille envie aux lèvres pâles et bleues, l'envie aisx yeux louclies et au fi'ont renfoncé, l'envie aux mains séciîées et au corps li\-ide, c'est elle qui enseigne l'adresse, la finesse, l'art du biciîs et la subtilité; c'est elle qui dit : Il faut encore cela. . . qirimporte, encore ce crime! Quoi, vous hésitez pour ce mensonge? vous craignez pour cette trahison? vous avez peur de cette apostasie? Allons! mes prêtres, des yeux à demi baissés, des demies et des quarts de sourires, des paroles bien lentes et bien accentuées, des paroles bien hautes et bien dominantes, des promesses quand même, des serments toujours, des applaudissements malgré les plaintes amères qui peuvent vous venir de ceux qu'il faut gagner. Encore ceci, encore, encore. C'est le seul hosannaih qui la peut rendre propice.
La TARESSE est adorée, et c'est la plus grande idole qui domine au leniple. Elle a sous ses pieds le bâton, la besace, la
gôùfâe, défendus aux Apôtres. Maïs elle a, avec ces trophées, ies deux Testaments sur lesq[uels s^éteiid une couche moelleuse; là sont de grands boisseaux qui couvrent des lampes éteintes; là est une arche qui dut être bien brillante, surtout dans ses vastes panneaux chargés de sentences, de préceptes et de ■devises; de vieux rideaux moisis couvrent en partie cette arche.— Un signe de grande dévotion à la tranquille déesse, c'est de passer -sur tout ce que contient son sanctuaire et de ne Jamais regarder qu'elle!
Et le Seigneur vient! et Celui qui a fondé son tenaple sut* îSGU sang et sur sa Vie, Celui qui a dit : =^ • Soyez saints com^ tne mon Père est saint ! •« Celui qui a solennellement dit que •son royaume n'était pas du monde des passions qui déshonorent 'et dégradent Phomme ! Celui qui a dit à ses choisis : ^« Allez, instruisez, baptisez, sauvez les nations! * Celui qui a dit : — '" Sachez que pour ctre avec moi et pour que je sois avec vous> '" vous devez vous aimer les uns les autres, et o^u'il ne peut y ■" avoir parmi vous ni de premier ni de plus grand sinon en -" se faisant serviteur do tous. " ïl vient. Fils et Frère, il vient, et nous ne tremblons pas ! il vient, et s'il fut si magnifique dans son courroux de Fils en chassant les vendeurs et les changeurs de monnaie du parvis qui conduisait aux restes de ri mage d'un temple ordonné par son Père, que sera-ce quand il verra que i^en seulement les parvis extérieurs sont envahis •par de profanes et sacrilèges spéculations, mais que le saint des saints est lui-n^êrae rempli de l'or de toutes les prostitutions-? Ah! douleur, douleur ! qu'il sera grand dans cette indignation qu'il ne craint pa^ de nous dévoiler à nous ! Qui donc osera se tenir devant sa face? qui donc osera fixer Celui qui sera sévc* Te comme l'homme qui épure 1cs métaux? Ah! mon Fils, ah! mon Frère, qui prendra la parole pour défendre son fr
ère :
qui donc pourra dire à cette infaillible Justice : — Je vous ai vsauvé rhonneur de votre maison; je l'ai caché en lieu sûr, et
J'ai appelé pour le glorîfiei% to^s-eems C|.nî vons amiafent eiTCt>re. J'ai f;iit plus, j'ai adoré votre^ glbfre^ et, crainte qu^on tentât d'j toucher, je l'ai placée dans mon cœur où je vous ai dressé un tabernacle d'araour. Quand tout vous oubliait, moi, mon? Dieu, je n'étais occupé que de vous!: plus je sentais qu'on yous: abandonnait et plus j'inventais de délicatesse pour m'attacher plus purement et plus ardemment à vous f j^ai dit partout votre venue et votre jour, mais je l'ai dit avec cette foi, avec cecœur qui étaient Texpressisoîi de Fentbousiasme et du bonheur de l'amour [ j'ai dit, rciia%ré toutes les voix et toutes les volontés qui m'étaient eontraiiîes :. Le Seisîteur vient, ii. vient, il,
TIENT AHÎ VAR PITIE, eONVERTISSEZ-VOUS ! L
Ami, qui dira cela au Fils de l'homme venant en son royaume? qui dira cela à Celui qu'on ne peut tromper? — Yous,. n'est-ce pas? Aht: oui, je le crois.. La meilleure part vous est échue t. la peine ^ la privation, la souifi'anee, vous tiennent en éveil. Yous ne voyez pas Dieu, vous ne l'entendez pas^ mais vous le possédez, et lui certainement vous possède..
Le Seigneur vient, mon Fils, pitié î priez, priez pour moi !; Le Seigneur vient, mon Frère, mon Frère, pitié I bénissez-moi!: mettez monnom, mes erîs, dans le cœur du cher troupeau quî vous possède. Je le bénis; je vous bénis I bénissez-nous, bé-* siissez-moi î
PlEREE DU SeIOJÎ^EXTB t
ÉlieE J1-]
Bîa Carmel,, le 4 octobre 1853.
Londres,