MOI QUI VEUX LES GUÉRIR
Il railla tout haut les superbes du temple; il insulta le prêtre en le stigmatisant par la légende du creux ravin de Jéricho; il se fit défenseur de la femme coupable; il justifia le franc publicain; il assura qu'il était venu apporter le glaive; que sa voix en traversant les âges serait semblable à un grand feu; il n'épargna rien: le père fut menacé s'il assaivissait sa famille 5 le frère fut prévenu que, malheur à lui, s'il opprimait son frère; la sœur fut honnie d'avoir devant sa sœur des droits, des privilèges qui insultaient au sang qui leur était commun. Il dit: =^ Je ne suis pas venu apporter La paix, c'est-à-dire affermir le spoliateur, assurer la conquête à celui qui esclavilise et qui opprime ! — Je ne suis pas venu paporter la paix au dominateur et au maître de ses frères! — Je ne suis pas venu apporter la paix à ces malheureux qui sont frappés par toutes les verges ! — Je ne suis pas venu ^ apporter la paix à tous ces opprimés, à tous ces déshérités, à tous ces parias, à toutes ces victimes, à tous ces êtres faits à la semblance divine!
^011 ! je suis venu leur montrer que leur indifférence les avilit et les dégrade; je suis venu leur dire que, tous étant frères^ il ne peut et ne doit pas y avoir tous ces abaissements; je suis venu leur dire : " Ne suivez pas les dérèglements odieux de
CES BAEBAEES QUI SE SONT FAITS VOS MAITRES; LAISSEZ-LES s'u- SER DANS LEUR SENSUALISME, DANS LEURS IMPURETES, DANS LEURS ORGIES, DANS LEURS PROSTITUTIONS; MAIS, VOUS, SACHEZ PROFI- TER DE LA FORCE Qu'iLS PERDENT. Ne LES ECOUTEZ PAS: LES PLAI- SIRS QU'iLS VOUS VANTENT, LES FETES QU'iLS VOUS DONNENT NE SONT QUE DES POISONS POUR ENERVER VOTRE AME, POUR ATROPHIER VOTRE COURAGEUX CŒUR , POUR ENGOURDIR VOTEE JUGEMENT ET VO- TRE CONSCIENCE, POUR ASSOURDIR VOS OREILLES, POUR ETIOLEE LA LUMii. RE IMPORTUNE DE VOS YEUx! SOYEZ PUES, SOYEZ PUEs! ET LE GLAIVE DE VOTRE JUSTICE ABATTRA CES CHAIRS IMMONDES; VOTRE DIGNITÉ BRISERA d'eLLE-MÊME CES FERS Qu'ON VOUS A FAITS. MÉPRISEZ CET OR ET CET ARGENT POUR LESQUELS ON VOUS A FAITS ESCLAVES. Ne REGARDEZ PAS d'uN ŒIL d'eNVIE CES SPLEN- DEURS QUI PALLSSENT VOS FRONTS, ET VOUS HABITUENT À NE PLUS TOUS CROIRE DES HOMMES ! ÉcOUTEZ, ÉCOUTEZ: MOI QUI ME SUIS FAIT VOTRE DROIT ET VOTRE CAUSE, JE SUIS LA VOIE, LA