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tionnellement. Donc, il vaut mieux faire un iridencleisis.
C’est de l’ensemble de ces remarques que nous pensons pouvoir apporter une explication aux résultats obtenus dans la catégorie : globes à tension oculaire normalisée et fistule inapparente.
Nous n'avons pas considéré le rôle de l’iridectomie dans le traitement du glaucome infantile. Les effets heureux de l’iridectomie large dans celui du glaucome aigu incitèrent des auteurs à la pratiquer au cours de la buphtalmie, mais très rapidement ils y renoncèrent, car elle ne donnait pas une détente prolongée du globe et en raison de trop grands dangers (issue de vitré, hémorragies ou infections). |
D'autre part, LAGRANGE estimait que l’iridectomie périphérique partielle devait toujours être exécutée lors de la sclérectomie (étant indispensable pour que l'opération soit efficace).
Aussi, de ces deux considérations il résulte que l'iridectomie est dangereuse si large, simplement par action mécanique, tandis qu'elle s'avère utile si plus discrète. Ne pourrait-on pas supposer, en d’autres termes, que l'iridectomie, indispensable pour provoquer la réaction neuro-vasculaire chère à WEEKERS, doit de plus rester partielle pour éviter le manque de couverture des rapports immédiats du vitré et les hémorragies d’une plus grande ablation irienne.
La cyclodialyse de HEINE, rarement proposée comme traitement du glaucome infantile, vise à établir entre la chambre antérieure et l’espace supra-choroïdien une issue à l'humeur aqueuse, mais cette fistulisation, quand on la recherche ultérieurement, est souvent inexistante. Parfois, volontairement, on limita la cyclodialyse aux espaces supra-choroïdiens sans qu’elle attei-
gne la chambre antérieure par la racine de l'iris. Dans
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l’une et l’autre forme de l'opération, on vit encore une baisse de l’ophtalmotonus.
Nous ne voulons pas ramener toutes les constatations d’hypotonie provoquées par différentes techniques à un même processus conforme aux théories de WEE-
KERS, mais ces faits nous paraissent assez convaincants pour au moins le supposer.
Quoi qu’il en ‘soit du mécanisme de l’heureux effet opératoire de l’iridencleisis, dans quelle proportion a-t-on de bons résultats ? É
Notre seule observation nous donne une normalisation de la tension oculaire et éclaircissement des milieux optiques.
WEBSTER opère six enfants par iridencleisis durant la première semaine. Dans trois de ces cas, la tension oculaire se normalisa et il ne se produisit pas de buphtalmie, deux cas présentèrent par contre cette complication en dépit de tréphinations répétées.
ROUSSEL pratique l’iridencleisis sur quatorze yeux, douze ne dépasseront pas 30 de tension oculaire, en aucun cas il n’existera d’excavation papillaire.
KLUYSKENS, dans ses statistiques personnelles portant sur trente-cinq yeux opérés, obtient 68 % de résultats favorables, discrète augmentation par rapport aux 64 % obtenus par la méthode d’Elliot.
Une autre considération statistique encourageante : FANTA, cité par WEEKERS, comparant les opérations de glaucome par Elliot et iridencleisis, observe beaucoup plus fréquemment l’évolution d’une cataracte chez les opérés d’Elliot. s
Nous conclurons en donnant la préférence à la technique de WEEKERS plutôt qu'aux autres méthodes précédemment décrites
1° parce qu’elle est rapide et facile à exécuter;
OPTAVES
2v parce qu’elle se prête au minimum de complications, issue de vitré, hémorragies, cataracte, « late infection », tout en assurant au moins aussi souvent une tension oculaire normale.