I. Can. 4o et Ti
a. Uom. VI, 9. — I Cor. XV, 44.
Pierre (i), a été submerge par les eaux du déluge, mais le ciel et la terre d'à présent sont réservés pour être brûlés par le feu au lour du jugement et de la ruine des impies. » Nous reviendrons plus loin sur la conflagration finale annoncée par l'Apôtre ; qu'il nous suffise en ce moment de citer la fin du passage : a Mais nous attendons selon la promesse de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera. »
C'est aussi la terre nouvelle qu'entrevoit l'auteur de TApocalypse après la catastrophe des derniers jours. 11 décrit (2) la lutte suprême de Satan et de ses suppôts contre l'Eglise, il voit Satan et le faux prophète précipités pour toujours dans l'étang de soufre et de feu, les morts grands et petits rassemblés devant le trône du Souverain Juge, les livres ouverts et les morts jugés selon leurs œuvres sur ce qui est écrit dans ces livres. Puis un tableau plus consolant se déroule à ses regards : « la nouvelle Jérusalem descendant du ciel parée comme une épouse pour son fiancé ». Il voit (( les nouveaux cieux et la nouvelle terre, d'où la souffrance et la mort seront bannies pour toujours, où il n*y aura plus ni pleurs, ni cris, ni afflictions. »
On peut citer, il est vrai, des textes de l'Ancien et du Nouveau-Testament qui, à l'encontre des précédents, semblent annoncer la destruction du ciel et de la terre, a Dès le commencement. Seigneur, vous avez fondé la terre, et les cieux sont l'ouvrage de vos mains ; ils périront et vous subsisterez éternellement (Ps. CI). » « Le ciel disparaîtra comme la fumée, la terre s'en ira en poudre comme un vêtement usé (Ps. LI). N'est-ce pas le sens des paroles du Sauveur citées plus haut : « Le ciel et la terre passeront ? » La contradiction n'est qu'apparente ; aucun des passages cités n'implique l'anéantissement du monde matériel, mais un simple changement de forme extérieure. Le monde actuel continuera d'exister quant à sa substance, à ses éléments, à ses lois fondamentales ; la forme sera changée pour faire place à une forme nouvelle, plus parfaite que l'ancienne et mieux adaptée à 'état des corps ressuscites.
Le monde physique, pas plus d'ailleurs que le monde spi* rituel, ne possède en lui-même le principe d'une éternelle