Matth., X
a. Luc, XVII, 20-21
ncment l'état actuel des choses. « Le royaume de Dieu est semblable à la semence jetée en terre... augrain desénevéqui devient un grand arbre à l'ombre duquel viennent se reposer les oiseaux du ciel (t) », ces comparaisons écartent l'idée d'une manifestation soudaine ; elles insinuent au contraire un développement successif, un travail plus ou moins lent, et par suite, une institution permanente, bien que la durée n'en soit pas formellement indiquée.
Autant Notre-Seigneur est affirmatif sur le fait avenir de son second avènement et des signes qui doivent le précéder ou l'accompagner, autant il se montre réservé sur la date de son retour. « Est-ce dès maintenant que vous rétablirez le royaume d'Israël (2).^^ » lui demandent ses disciples. La seule réponse qu'ils reçoivent est « qu'il ne leur appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a réservés à son souverain pouvoir », mais qu'en attendant le triomphe, « ils recevront la force du Saint-Esprit, pour rendre témoignage au Christ, jusqu'aux extrémités de la terre (3). » On àillègue certaines paroles de Jésus-Christ et des Apôtres qui semblent assigner à son retour une date très prochaine, comme si la génération présente en devait être témoin. Nous avons traité ailleurs cette question d'exégèse avec une certaine étendue dans l'ouvrage déjà cité (4). Le peu d'espace laissé à notre disposition nous interdit de plus longs développements.
Admettons que les écrivains sacrés aient cru la Parusie moins éloignée qu'elle ne l'était réellement, on ne peut en tirer aucune conséquence défavorable au caractère divinement inspiré du Nouveau Testament, ni à l'infaillibilité doctrinale de ceux que le Christ a choisis comme organes de la vérité révélée. Il s'agit ici d'une opinion personnelle qu'ils laissent entrevoir, mais sans l'imposer à la croyance des fidèles. Bien loin d'en faire un article de foi, ils ont soin de déclarer que Jésus-Christ n'a rien révélé à ce sujet ; ils font profession do