‹ Le globe terrestreChapitre 38 sur 87 · In Dan.. C. XI · texte numérisé non relu

In Dan.. C. XI

tîn(i), saint Ambroise (2), ne la mentionnent que pour la reléguer parmi ces légendes apocrvplies qui se réfutent d ellesmêmes.

Transportons-nous au lendemain de la mort de Nv3ron, Galba, proclamé par les légions, occupe le trône impérial. Les armées romaines, sous le commandement de Vespasien, se préparent au siège de Jérusalem. On sent qu'on est à la veille d'une crise formidable, que le sang des martyrs va couler de nouveau. C'est alors qu'un voyant, pénétré du sentiment qui fait battre tous les cœurs, entreprend de consoler les fidèles et de relever leur courage par l'espoir d'une prochaine délivrance. Oui, les maux de l'Eglise touchent à leur terme, l'heure du triomphe va sonner. La Bête, il est vrai, reparaîtra pour faire au peuple de Dieu une guerre plus acharnée, plus sanglante encore que la première, mais ce temps d'épreuve passera vite, car après trois ans et demi, le Christ viendra en personne venger le sang de ses martyrs, établir son règne, et combler enfin ses fidèles serviteurs de tous les biens promis et attendus.

Saint Jean parle à plusieurs reprises (3) de la Bête à sept tètes qui fait la guerre au peuple de Dieu. Les sept têtes sifj'nifient sept rois (4) ; la Bête est tantôt Rome païenne, tantôt chacune des têtes ou des rois qui ont possédé l'empire. Des sept rois ou empereurs cinq sont tombés, Auguste, Tibère, Galigula, Claude et Néron : le sixième tient encore ; le septième, Othon, durera peu. Mais quelle sera la huitième lête, celle qui était, qui n'est plus et qui reparaîtra .^ (5) L'auteur dit qu'elle est l'une des sept têtes dont il vient de parler. N'est-ce point celle de ces têtes qui paraissant frappée mortellement et fut guérie de sa blessure ? Or ceci convient à Néron que Ton avait fait passer pour mort et dont la crédulité populaire attendait le prochain retour.

Ce qui achève, dit-on, de lever tous les doutes, c'est la désignation de Néron par son nom propre, en termes voilés.

r. De civit. Dei, \. XX, c. CXIX.

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