Assomption de Moïse^ ohap. XIX, Ao
permettant qu'il fût déporté parmi les Gentils. « Il vous a dispersés, dit Tobie (i), parmi les nations qui l'ignorent afin que vous annonciez les merveilles de sa toute puissance, et que vous leur appreniez à connaître qu'il n'y a pas d'autre Dieu que lui. » L'apostolat, autrefois dévolu aux Juifs, appartient aujourd'hui à l'Eglise catholique ; Israël n'en reste pas moins, jusqu'à la fin des temps, le témoin du Christ, de sa vie et de sa mort. Il porte sur son front le signe maudit qui rappelle à toutes les mémoires le mystère douloureux dy Golgotha,
s II.
Conversion future des juifs.
« Les enfants d'Israël seront pendant jlonojtemps sans roi, sans prince, sans sacrifice, sans autel, sans éphod et sans théraphim. Et après cela, ils reviendront ; ils chercheront le Seigneur leur Dieu et David leur roi, et dans les derniers jours ils recevront avec crainte le Seigneur et les grâces qu'il doit leur faire (2). » De longs siècles se sont écoulés, et la prophétie d'Osée continue de s'accomplir et les fils de Jacob sont errants sur la terre. Dieu les aurait il délaissés pour toujours ? Nous avons répondu à cette question. L'alliance scellée sur le Sinaï n'est point brisée ; l'épreuve aura un terme ; elle finira par la réconciliation de Jéhovah et d'Isracl. Mais sur quelles bases et à quelles conditions doit s'opérer ce rapprochement ? Qu'en sortira-t-il pour le peuple juif, pour l'Eglise, pour le genre humain ? Voilà ce qu'il importe de savoir et ce que nous essaierons de dérouvrir, autant du moins qu'il est possible de percer, en cette matière, l'obscurité des oracles prophétiques.
Que Dieu ait contracté une alliance particulière avec la postérité jfi Jacob, c'est un fait écrit à toutes les pages de l'Ancien Testament. Ce glorieux privilège découlait naturellement de la mission confiée AU peuple juif; Dieu l'avait choisi pour conserver la vraie religion dans le monde et préparer l'avènement de l'ordre nouveau. Ce que les Juifs n'ont point compris, c'est l'universalité de l'oeuvre réparatrice dont ils étaient les précurseurs, c'est l'admission de tous les peuples au bénéfice de la Rédemption, sur le pied d'égalité avec les enfants d'Isracl. Leur orgueil se révoltait à la seule pensée d'assimiler au peuple élu des nations jusque-là l'objet de sa haine et de son mépris. Vaincus par l'évidence des prophéties, ils se résignaient de mauvaise grâce à entr 'ouvrir la porte du royaume messianique en faveur des chrétiens issus de la gentilité, mais sous la réserve di