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CHAPITRE YI

VOIES PARTICULIÈRES d'APPORT AUX USINES DES MATIÈRES d'enTRETIEN ET DE CERTAINES MATIÈRES PREMIÈRES.

Le réseau lymphatique. — Découvertes de l\Iac Gillavry, de Disse : Onze cent mille réseaux de manchons lymphatiques à multiples subdivisions.

La nourriture est apportée aux ouA^riers et les matériaux de réparation aux usines ainsi que certains produits une partie des matières premières, notamment les matières grasses, — par un nouveau réseau, distinct des précédents. C'est le réseau lymphatique formé de conduits où circule la lymphe, liquide nourricier des tissus et ayant des fonctions spéciales encore imprécises, mais qui se rapprochent de celles du sang. La lymphe est formée de substances élaborées dans les milliards d'usines intestinales lesquelles ont trié dans les aliments et fabriqué les matières premières destinées à être travaillées par le foie (surtout charriées par la voie sanguine, la veine porte) et, d'autre part, les substances destinées à l'alimentation et à la subsistance propre du foie (surtout charriées par la voie lymphatique).

Etudions ce nouveau réseau de conduits qui se ramifient dans le foie. Au lieu de serpenter couchés à côté des autres conduits, ils englobent au contraire les tubes capillaires sanguins auxquels ils forment sur toute leur longueur comme un emboîtement cylindrique, comme un véritable manchon isolant, protecteur-et nourricier de ses parois. Un double courant circule donc dans les manchons lymphatiques : au centre dans un tube propre le courant sanguin et, tout autour de ce dernier, le courant lymphatique, tel un tuyau d'eau potable immergé dans le canal d'un aqueduc.

« Mac Gillavry a observé de véritables gaines lymphatiques autour des capillaires du lobule qui ont été retrouvées par toute une série d'auteurs, d (Poirier, Traité d'anatomie, p. 787.) « Les parois de ces manchons, nous disent, d'autre part, Gilbert et Carnot, sont d'une substance amorphe avec un réseau de fines fibrilles, réseau découvert par Disse, et sur lequel sont appliquées des cellules éloilées et aplaties, reconnues par Reinke en 1898. » Ces dernières forment une sorte d'end othélium lymphatique.

Ces manchons dessinent des réseaux intralobulaires en suivant les capillaires et viennent, nous dit Disse, jusqu'au contact des cellules. Il n'est pas encore possible à Tlieure présente d'estimer leur nombre précis. Mais il va, en tout cas, 1 100.000 réseaux de ces manchons, devant être formés au total par des centaines de millions de manchons distincts. C'est un minimum. Leur nombre réel doit vraisemblablement se rapprocher de celui des tubes capillaires sanguins et s'évaluer par milliards.

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