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A. — MORPHOLOGIE VITALE

V Corps.

Tout être vivant a un corps qui, — comme tous les corps de la nature, — est composé de matière et d'énergie (1).

L'analyse chimique élémentaire montre que le corps de tout être vivant est constitué d'un certain nombre d'éléments, parmi lesquels les plus importants sont : le carbone, l'azote, l'hydrogène, l'oxygène, le soufre et le phosphore. Ces éléments sont combinés en proportions définies et forment une substance complexe, — mais presque identique chez tous les êtres vivants, — le protoplasma ou bioplasma.

Etant la partie essentielle du corps de tout être vivant et n'existant que chez les êtres vivants, le protoplasma représente donc un des caractères distinctifs de ces êtres.

(1) Paulesco. P/iTjsiologie philosophique, I, Leçon I, Définition de la physiologie, p. 7.

2° Forme .

Uii3 particule de protoplasma ne constitue pas un être vivant, pas plus qu'un bloc de marbre ne constitue une statue.

Pour que le protoplasma puisse vivre, il doit avoir urq forme, qui est celle de cellule.

La cellule est Félément morphologique commun des êtres vivants qui, tous, ont un corps formé, ou d'une seule cellule (êtres unicellulaires), ou de plusieurs cellules (êtres pluricellulaires).

La forme cellulaire, n'existant que chez les êtres vivants, représente donc un autre caractère distinctif de ces êtres.

3^ Organisation.

L'organisation doit être envisagée chez les êtres unicellulaires et chez les êtres pluricellulaires,

L — La cellule qui forme le corps des êtres unicellulaires possède une organisation assez complexe. En effet, le protoplasma qui la constitue n'est pas homogène ; il est différencié en plusieurs organes, ayant chacun un rôle spécial dans la multiplication de la cellule et dans Taccomplissement de ses phénomènes vitaux de nutrition et de relation.

Le plus important de ces organes est lemicleiis ou noyau (ainsi appelé parce que, généralement, il occupe la partie centrale de la cellule à la manière du noyau d'un fruit). Toute cellule a un

noyau. Il n'existe pas de cellule sans noyau et les exceptions à cette règle ne sont qu'apparentes (1).

Si Ton divise une cellule en deux segments dont un seul renferme le noyau, ce segment nucléé cicatrise sa blessure et reproduit la cellule ; Tautre segment (dépourvu de noyau) meurt et se désagrège. Le noyau préside donc à la nutrition de la cellule et à la réparation des mutilations qu'elle peut subir.

Mais, c'est surtout dans la multiplication de la cellule qu il joue un rôle important, sa division, parfois excessivement compliquée (karyokynèse), précédant toujours celle du reste de la cellule.

Le protoplasma proprement dit sert à l'accomplissement des fonctions de relation (impression, réaction) de la cellule. Il a aussi les propriétés de sécréter les diastases nécessaires à la digestion des aliments et d'emmagasiner les réserves nutritives.

En plus da protoplasma et du noyau, on trouve encore, dans certaines cellules, des organes tels que les centrosomes, vacuoles, leucites, etc., qui intervieaneat, le premier, dans la division de la cellule, les autres, dans ses phénomènes de nutrition et de relation.

IL — Chez les êtres plier icellulair es ^ l'organisation atteint un degré de complication extrême. En effet, chacune des cellules agglomérées qui

(1) Voir plus loin, Leçon II.

constituent le corps de ces êtres, conservent l'organisation fondamentale, que nous avons rencontrée chez les êtres monocellulaires. Mais, déplus, certaines d'entre elles 56 cUfférencient^ c'est-à-dire se spécialisent, prennent un métier en rapport avec les besoins de Vensembley une fonction particulière en vue de laquelle leur protoplasma élabore des produits tels que : diastases^ hémoglobine, substance contractile, etc.

Les cellules différenciées dans le même sens forment les tissus (glandulaire, musculaire,, osseux, nerveux, conjonctif, etc.), lesquels se réunissent, par plusieurs, pour former des organes et des appareils d'une structure fort complexe.

Chacun de ces organes et appareils est destiné à accomplir une fonction de l'être pluricellulaire, en tant qu'individu.

Chez les animaux supérieurs et chez l'homme, par exemple :

1^ Certains organes et appareils servent à "^yocurer un milieu nutritij optimum Qi de composition constante à toutes les cellules, si diverses, qui constituent le corps de l'individu. Tels sont :

a) V appareil digestif qui prend les substances alimentaires du milieu extérieur et les prépare de façon qu'elles puissent être introduites dans le milieu intérieur (sang) ; un appareil glandulaire annexe au tube digestif élabore ces substances

pour qu'elles puissent servir à la nutrition des diverses cellules ;

b) V appareil respiratoire qui fournit au sang Toxygène dont les cellules ont besoin et élimine l'acide carbonique qui résulte des combustions vitales ;

c) V appareil circulatoire qui distribue le milieu intérieur optimum (sang) à toutes les cellules de l'être vivant ;

cl) Vappai'eil iirinaire qui rejette au dehors les déchets azotés des combustions vitales, dont l'accumulation, dans le sang, le rendrait impropre à la nutrition des cellules.

2*^ D'autres organes et appareils ont pour but de mettre l'individu en rapport avec le milieu ambiant et de lui fournir les moyens de se défendre lorsqu'il est en danger ; ils réalisent, ainsi, les phénomènes de relation de Vindividu pluri^ celhdaire. Tels sont :

a) V appareil cutané et ses annexes, les parties périphériques des organes des sens^ qui sont chargés, spécialement, de recevoir Vimpression des diverses formes de l'énergie du milieu extérieur ;

b) l'appareil nerveux^ — dont la complication histologique dépasse tout ce que l'on peut imaginer, — est formé de cellules (neurones) qui ont pour rôle de conduire Vinflux nerveux résultant de l'impression périphérique ;

c) V appareil locomoteur^ musculaire et osseux, qui sert à exécuter les réactions.

3^ Il est enfin des organes et des appareils qui président à la reproduction de Vindivldu pluricelhdaire et réalisent ainsi la perpétuation de son espèce.

Tel est V appareil génital dont les organes produisent les cellules sexuelles (ovules et spermatozoïdes), facilitent la fécondation et pourvoient aux premiers besoins de l'embryon et du nouveau-né.

Chez la plupart des êtres, Tembryon amasse dans l'œuf, sous forme de réserves nutritives, aux dépens des matériaux fournis par l'organisme de la mère, les substances qualitativement et quantitativement nécessaires à sa nutrition et à son développement.

Chez certains êtres supérieurs, à une phase ultérieure, un organe spécial, le placenta^ puise ces substances directement dans le sang de la mère et les introduit dans celui de l'embryon. Puis, après la naissance, d'autres organes, les glandes mammaires de la mère, fabriquent, pour le nouvel être, encore incapable de prendre sa nourriture au milieu extérieur, le lait^ aliment complet qui contient tous les principes minéraux et organiques dont il a besoin et, qui plus est, modifie sa composition suivant les besoins de l'être, besoins variables avec l'âge.

En résumé, l'organisation des êtres viv^ants consiste en une série d'actes d'une complexité extrême, ayant pour résultat la formation d'organes, admirables par leur parfaite adaptation à

des fonctions déterminées^ fonctions qui concourent à l'accomplissement de phénomènes vitaux cellulaires et individuels, ainsi qu'à la réalisation de la reproduction (1), — en d'autres termes, fonctions qui concourent à la subsistance de Pindividu et à la perpétuation de Tespèce.

L'organisation de l'être vivant présente donc un caractère de finaUté d'une évidence éclatante.

Remarquez, je vous prie, Messieurs, que chez les êtres pluricellulaires, l'organisation différencie les cellules de l'embryon et forme des organes qui ne fonctionnent que plus tard.

Ainsi, pour prendre quelques exemples entre mille, les glandes digestives, tels que le foie et le pancréas, dont les cellules se différencient dès les premiers jours de la vie embryonnaire, ne vont fonctionner que plus tard^ après la naissance ; les cellules de la cornée et celles du cristallin deviennent transparentes, pendant la vie intra-utérine, pour que plus tard, après la naissance, elles laissent passer les rayons lumineux qui devront tomber sur la rétine ; les organes génitaux, dont les cellules se forment dès le commencement de la période foetale, ne vont remplir leur rôle que très tard, à l'époque de la puberté : et les glandes mammaires, dont les cellules sont également différenciées avant la naissance, n'entreront en fonction qu'à la suite d'une grossesse.

(1) lu' organisation intervient également pour reconstituer certains organes détruits ou mutilés, ou pour cicatriser leurs blessures.

Et, ce que nous venons de dire de ces quelques sortes de cellules et organes, s'applique, sans exception, à toutes les cellules et à tous les organes de Vêtre vivant (1).

Je vous ferai encore remarquer que cette organisation, si merveilleuse par sa complexité et surtout par sa finalité, s'accomplit à Vinsu de Vêtre vivant. Chez l'homme (2), par exemple, ni la mère, ni le foetus n'ont conscience des actes de l'organisation qui, cependant, s'exécutent avec une perfection et une précision à peine imaginables.

Il est évident que, si les actes de l'organisation sont inconscients, a fortiori leur but est absolument ignoré de l'être qui les exécute.

L'organisation, — avec ses attributs essentiels de finalité et d'inconscience, — s'observe chez tous les êtres vivants. Elle constitue un important caractère distinctif de ces êtres.

4'" Evolution^ Reproduction.

Nous venons d'étudier la 'morphologie Je ^ l'être vivant considéré, pour ainsi dire, dans l'es-

(1) Ce n'est donc pas la fonction qui fait l'organe, — comme on l'a dit et répété, — mais c'e^t l'organe qui se fait en vue de la fonction.

L'exercice exagéré ou le défaut d'exercice d'une fonction ne peuvent déterminer qu'une hypertrophie ou une atrophie de l'organe correspondant.

(2) Les actes de l'organisation étant inconscients chez l'homme, ils doivent l'être, à plus forte raison, chez les animaux et chez tous les autres êtres vivants.

pace. Nous devons encore l'envisager dans le temps.

L'observation montre quel tout être vivant est au début formé cVune seule cellule.

La destinée ultérieure de cette cellule primordiale diffère suivant que l'être est unicellulaire ou pluricellulaire.

I. — Chez les êtres unicellulaires^ à partir de sa naissance, la cellule s'accroît et, à un moment donné, elle se segmente spontanément en deux parties qui deviennent deux nouvelles cellules, deux nouveaux êtres vivants.

Or, après la segmentation, il ne reste plus rien de l'ancien individu; il a fait place à deux individus nouveaux. Chacun de ces deux individus nouveaux manifeste, comme le premier, des phénomènes de nutrition et de relation ; chacun d'eux s'accroît et se divise, à son tour, donnant naissance à deux autres individus vivants, et ainsi de suite.

Les êtres unicellulaires ont donc une évolution quicomprend deux périodes : la première, pe>^o<:?6 prégénitale ou d'accroissement^ prépare l'être en vue de la seconde, période génitale ou de reproduction (1).

IL — Chez les êtres pluricellulaires, la cellule primordiale ou ovule, après s'être fusionnée avec

(l) On a dit que les êtres unicellulaires sont immortels (Weissmann) ; ce terme est absolument impropre, car ces êtres i.euvent mourir accidentellement. Ce (^ue l'on peut en dire, c'est que leur évolution ne se termine pas par la mort. La substance vivante d'un de ces êtres représente une partie de la substance vivante d'un autre être semblable à lui. Mais, ainsi que nous le montrerons plus loin, on peut ea dire autant des êtres pluricellulaires.

riIYSIOLOGIS PHILOSOPHIQUE, TOME II. 2

une autre cellule^ le spermatozoïde provenant d'un être de même espèce, mais de sexe différent, devient un œuf fécondé qui s'accroît et se divise en deux autres cellules. Celles-ci^ contrairement à ce qui a lieu chez les êtres unicellulaires, ne se séparent pas pour constituer deux nouveaux êtres vivants, mais demeurent réunies et, à leur tour, s'accroissent, se segmentent, chacune en deux autres cellules. Pareilles bipartitions, répétées un grand nombre de fois, aboutissent k la formation d'une grande multitude de cellules qui, toutes, restent accolées et se différencient pour former les tissus et les organes dont l'ensemble constitue le corps de l'individu multicellulaire.

Notez bien, Messieurs, que pour former, par exemple, le corps de l'homme, des milliers de milliards de cellules (1) se disposent avec une régularité et un ordre parfait, suivant un plan qui est le même pour tous les hommes et qui a toujours été le même, chez l'homme, depuis que son espèce existe.

Et ce que nous venons de dire de l'homme s'applique également à tous les êtres vivants pluricellulaires.

Remarquez encore le hit que ce plan existe déjà dans Uœuf fécondé qui contient en puissance l'individu multicellulaire entier, avec toute son organisation, avec toutes ses fonctions et toutes ses aptitudes.

Or, les œufs fécondés des divers êtres vivants

(1) On a calculé que le corps de Thomme est constitué par un ensemble d'environ 50 trillions de cellules.

soat identiques, quant à leur forme et à leur composition chimique ; Fœuf de Phomme ressemble parfaitement à celai du chien, et cependant le premier donnera naissance à un homme et le seconda un chien. Par conséquent, pour pouvoir prédire Tavenir d'un oeuf fécondé, il ne suffit pas de connaître sa forme et sa composition chimique, il faut en savoir Vorigine^ car l'origine imprime à la cellule de l'œuf, pour ainsi dire, son^ cachet spécifique.

Mais une véritable stupéfaction s'empare de quiconque songe que l'œuf fécondé, cette masse microscopique de protoplasma est elle-même l'artiste accompli qui va construire la merveille qui s'appelle être vivant^ — homme, chien, oiseau, poisson, ver ou plante, — sublime chef-d'œuvre à côté duquel tout l'art humain n'est qu'une sorte d'essai enfantin.

L'évolution d'un être pluricellulaire comprend trois périodes :

P une période prégénitale^ qui prépare l'être en vue de la reproduction et pendant laquelle se fait V accroissement de l'individu par la multiplication de ses cellules. Cette multiplication n'est pas indéfinie comme celles des êtres unicellulaires ; en effet, quand les organes sont arrivés à leur parfait développement (état adulte), les cellules ne se multiplient plus et l'accroissement de l'individu cesse ;

2*^ une ijériode génitale^ pendant laquelle s'effectue la reproduction de l'individu à l'aide de cellu-

les différenciées dans ce but (cellules reproductrices, sexuelles) ;

3^ une période postgénitale durant laquelle les cellules somatiques (c'est-à-dire toutes les cellules autres que les reproductrices), — qui constituent le corps de l'être multicellulaire et semblent n'avoir d'autre rôle que de préparer les conditions de milieu les plus propices aux cellules reproductrices, — devenues désormais inutiles, tombent tôt ou tard dans un état de déchéance, d'atténuation progressive de nutrition et de fonctionnement, en un mot, dans un èidii ào^ vieillesse qui se termine par la mort de l'individu.

Par conséquent, de toutes les cellules qui constituent le corps des êtres pluricellulaires, seules les cellules génitales (ovules et spermatozoïdes), qui parviennent à se rencontrer et à se fusionner, échappent au sort commun qui est la mort, et leur évolution, semblable en quelque sorte à celle des êtres monocellulaires, aboutit à la formation d'un nouvel être.

La mort est l'arrêt définitif de l'évolution : elle se traduit par la cessation des attributs de la vie, c'est-à-dire de l'organisation, de la reproduction et des phénomènes de nutrition et de relation. Elle diffère de la vie latente en ce que le cadavre, placé dans les meilleures conditions de milieu, ne manifeste plus jamais de phénomènes vitaux. En effet, après la mort, le corps de l'être entre dans le domaine de la nature brute ; en d'autres termes, ainsi que les corps inanimés, il n'est plus soumis qu'aux lois de l'énergie et de la matière.

LA FINALITE

et les phénomèaes, dont il est désormais le siège, n'ont plus le cachet de finalité qui caractérise la vie. (Voy. plus loin.)

Tous les êtres vivants sont mortels.

La mort des êtres unicellulaires est toujours accidentelle et ne peut être qu'accidentelle. Celle des êtres pluricellulaires, bien que le plus souvent accidentelle, est cependant le terme naturel de leur évolution.

En résumé, tout être vivant a une évolution qui est la répétition de celle de ses ascendants et dont les principales phases sont V accroissement et la multiplication.

Uévolution des êtres unicellulaires aboutit à la formation de deux nouveaux êtres ; celle des êtres multicellulaires a également pour but la formation d'un ou de plusieurs nouveaux êtres, mais, seule, elle se termine par la mort (1).

Par conséquent, l'évolution a un but, wxiQ cause finale^ qui est la reproductioUy fonction primordiale, vers l'accomplissement de laquelle semblent converger d'ailleurs toutes les autres fonctions vitales. Et, en effet, après s'être reproduit, c'est-à-dire après avoir atteint ce but suprême, la perpétuation de Vespèce, l'être vivant disparaît.

J'attire votre attention sur ce fait que l'évoiu-

(1) La mort d'un être pluricellaire est la mort de toutes les cellules qui constituent son corps ; elle ne s'elfectue que lentement et progressivement, en commençant par les cellules nerveuses en frappant successivement les cellules musculaires, glandulaires, etc.

tion tout comme l'organisation, est inconsciente et que son but est ignoré de l'être vivant.

révolution aboutissant k la reproduf ion existe^ en acte ou en puissance, chez tous les êtres vivants et ne s'observe que chez les êtres vivants ; elle constitue donc un des plus importants caractères distinctifs de ces êtres.

B. — PHEXOMENOLOGIE VITALE

Tout être vivant, et en général toute cellule, pour pouvoir manifester sa vie, a besoin d'un milieu ambiant qui contienne de la matière et de l'énergie sous des formes et dans des proportions déterminées. En d'autres termes, ce milieu doit contenir de l'eau, de l'oxygène et aussi certaines substances minérales et organiques (1) (albuminoïdes, hydrocarbonées, grasses); il doit enfin avoir un certain degré de chaleur, de lumière de pression.

Quand le milieu, dans lequel se trouve placé un être vivant, ne remplit pas toutes ces conditions, la vie est impossible, et l'être y meurt. Parfois, cependant, la vie persiste, mais n'est pas apparente (vie latente). Ainsi, en l'absence de l'eau, un grain de blé peut demeurer inerte pendant de longues années, puis manifester sa

(1) Tous les êtres vivants emploient ces substances organiques pour leur nutrition ; les uns, tels que les plantes vertes, se les fabriquent eux-mêmes, les autres les prennent toutes fabriquées par les plantes vertes.

LA FINALITE 26

vie dès qu'il rencontre l'humidité qui lui est nécessaire.

Un être vivant, placé dans un milieu qui remplit toutes les conditions que nous venons d'énumérer, est le siège d'une série d'actes remarquables, dits phénomènes vitaux.

Les phénomènes vitaux sont les mêmes chez tous les êtres vivants ; ils n'existent que chez les êtres vivants, et représentent, ainsi, les caractères distinctifs de ces êtres.

Les phénomènes vitaux peuvent être groupés sous deux chefs :

1^ phénomènes de nutrition,

2'^ phénomènes de relation.

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