A. — PHENOMENES DE RELATION INCONSCIENTS
Actes automatiques ou réflexes.
L'énergie extérieure agissant sur la cellule sensorielle y produit des modifications chimiques qui constituent Vimpression^ d'où naît l'influx nerveux (une forme de l'énergie propre aux êtres vivants).
L'influx nerveux chemine à travers plusieurs neuroneset aboutit à une cellule contractile (fibre musculaire), laquelle réalise la réaction.
(1) Nous avons cru devoir conserver les dénominations ac^^sr^^g^^s, actes instinctifs, actes i:olontaire^^ consacrées par l'usage; mais nous avons essayé de préciser leur signification, qui, malgré leur emploi courant, est demeurée assez vague.
Ni l'impression, ni la réaction ne sont conscientes ; les actes réflexes se passent à Vînsu de Vêtre vivant.
Ces phénomènes se rattachent à la nutriton de l'être vivant, à ses rapports avec le milieu ambiant ou à sa reproduction.
En voici quelques exemples :
Après leur arrivée dans Testomac, les aliments impressionnent cet organe qui réagit par des mouvements, — tout aussi inconscients que l'impression qui les a provoqués, — mouvements qui s'effectuent, cependant, dans le but, ignoré de l'être, de faciliter l'action, sur ces alimen^ts, de certaines diastases du suc gastrique.
Lorsque des radiations émanées d'un objet lumineux viennent tomber dans un œil et impressionnent la rétine^ immédiatement le muscle ciliaire réagit en se contractant ou en se relâchant et, consécutivement, le cristallin augmente ou diminue ses courbures, pour que l'image de l'objet lumineux vienne se faire exactement sur la rétine. Si l'objet se déplace en se rapprochant ou en s'éloignant de l'œil, la contraction du muscle ciliaire et lesmodifications descourburesdu cristallin se font de telle façon que l'image se forme toujours sur la rétine, car, sans cela, il n'y aurait pas de vision distincte.
Ces actes, admirablement adaptés au but, s'accomplissent avec une précision merveilleuse, sans même que l'être soupçonne leur existence et leur finalité.
Je pourrais multiplier les exemples et rapporter
encore de nombreux spécimens de réflexes en rapport avec les fonctions de reproduction. Mais il faut que je m'arrête, sans quoi j'aurais à passer en revue toute la physiologie.
Ces quelques exemples suffisent pour mettre en évidence l'existence de phénomènes de relation se réalisant à Vinsu de l'être vivant. Ils démontrent, aussi, que ces actes s'accomplissent toujours en vue cVun but utile et que, chose difficile à interpréter, ce n'est pas l'être qui les exécute qui a conçu ce but, car il V ignore absolument {l).
Les phénomènes de relation inconscients jouent, chez tous les êtres supérieurs et aussi chez l'homme, un rôle capital dans Taccomplissement des actes vitaux, surtout de] ceux qui se passent à l'intérieur du corps.
Les réflexes inconscients semblent être l'effet de l'organisation (V. plus haut), c'est-à-dire d'un mécanisme voulu, établi à l'origine et réalisé au moment de la différenciation des cellules et de la formation des organes.