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12 heures. On neutralise avec du carbonate de calcium, l'acide gluconique est transformée en gluconate de calcium peu soluble qui cristallise. On purifie ce corps par recristallisations successives.
On peut également effectuer l'oxydation au moyen d’hypobromites ou d’hypoiodites. En employant des hypochlorites l'oxydation du glucose conduit jusqu'à l'acide exalique ou l'acide carbonique, ce qui rend presque impossible l’isolement du gluconate de calcium. Mais si j’on ajoute à l’hvpochlorite de petites quantités de brome ou d’iode ou de leurs sels la réaction ne va pas au delà de l’acide gluconique. Il est ainsi possible d’effectuer l’oxvdation sans employer d’hypobromites ou d’hypoïdites onéreux. Si la réaction se fait en sreésence d’un alcali libre il faut refroidir avec de la glace, si l’on opère en présence de carbonate de soude on effectue l'oxydation à une température de 45-55°.
Un brevet allemand opère de la façon suivante
100 gr. de glucose dissous dans 200 cm* d’eau additionnée de $ gr. de bromure de sodium et de 5 gr. de carbonate de sodium — le tout est maintenu à une température de 50°. On ajoute un mélange de 50 gr. de carbonate de soude et de 25 gr. de carhonate de chaux de telle façon que la réaction carbonatée alcaline reste acquise. On fait passer un courant de chlore jusqu’à ce que la masse devienne limpide, c'est-à-dire que tout le carbonate de chaux soit dissous. Si la réaction est alors faiblement acide on neutralise exactement avec du carbonate de soude. Le gluconate de calcium. cristallisera ensuite à froid. On ie purilie par recristallisations successives.
Nous avons employé-ce procédé pour oxvder du lac- {ose qui se comporte exactement comme du glucose. L'opération à dû être continuée pendant dix-huit heures. Le générateur du chlore était une bombe à chlore liquide. IT est un point sur lequel nous insistons tout spécialement, c’est la nécessité de maintenir une alcalinité constante du milieu au moyen de carbonate de Sodium sinon la réaction est nettement plus longue. Mieux vaut employer un excès de carbonate de sodium. Si l’on emploie
RC
de la soude il faut refroidir énergiquement le mélange sinon on risquerait d'obtenir comme produit d’oxydation des corps autres que l'acide correspondant à l’aldose employé. L'opération est. longue, 18 heures, pour ne plus avoir de pouvoir réducteur ; nécessite une surveillance continue pour éviter un dégagement de brome à partir du bromure, ce qui se produit lorsque le milieu devient acide. Enfin le corps obtenu est très impur et doit être purifié au prix de très grosses pertes.
L'agent oxydant peut encore être l’oxyde rouge de mercure au sein de l’eau de baryte, On obtient du gluconate de baryum insoluble que l’on peut transformer en gluconate de calcium.
Ayant eu à notre disposition un gluconate de calcium fabriqué suivant cette méthode nous avons trouvé au cours d’essais de purification des traces de mercure métallique nettement visible sur le filtre qui nous avait servi à filtrer la solution aqueuse chaude du produit. La recherche des métaux lourds au cours des essais de la Pharmacopée ne nous avait pas permis de déceler la présence de ce mercure (plusieurs décigrammes) qui devait probablement se trouver à l’état métallique inclus dans certains amas de cristaux et non disséminé dans la totalité de l’échantillon. Ce gluconate de calcium n'était donc pas pur et donnait à l'injection intra-veineuse des accidents de choc.
Le gros inconvénient de ces procédés d'oxydation est la difficulté d'obtenir un produit pur car, d’une part, la séparation gluconate de calcium bromure de calcium est assez difficile et ne s'obtient qu'après de nombreuses cristallisations car ce produit s'oppose à la cristallisation du gluconate de calcium ; d’autre part, il y a toujours formation de produits secondaires dus à une oxydation plus ou moins brutale, et ces produits sont autant d’impuretés délicates à éliminer. Les procédés de préparation de gluconate de calcium par oxydation chimique ne sont pas à préconiser car ils fournissent un corps trop difficilement purifñiable. On leur préfère les procédés d’oxydation par voie électrolytique.
Au
METHODES-ELECEROEMMIOUES
Le procédé est basé sur l'attaque d’une solution de glucose dans une cuve électrolytique en présence de bromure de calcium et de carbonate de calcium. L’électrolyse donne une formation de brome naissant à partir du bre. mure et ce brome oxvde le glucose en le transformant en acide gluconique, lui-même se réduisant en acice bromhydrique. L’acide gluconique agissant sur le carbonate de calcium donne du gluconate de calcium insoluble, tandis que l’acide bromhvdrique régénéré du bromure de calcium soluble qui entre à nouveau en réaction.
L’équation suivante schématise la réaction :
2 CŒHSOS + COSCa + -BrCa + HO 7. 4 (CEAMOTP Ca BrCGa CO EE ACC ra 0)
La majeure partie du gluconate de calcium ceristallise rapidement vers la fin de l’électrolyse. Il peut être séparé par filtration et les eaux-mères additionnées de glucose et de carbonate de calcium peuvent servir pour une nouvelle opération. Ainsi une petite quantité -de bromure peut. oxyder une grande quantité d’aldose. La seule quantité de bromure perdue est celle qui souille lé gluonate et l’on peut récupérer ce bromure dans les eauxméies de cristallisation. Le gluconate de calcium obtenu doit être purilié par une série de cristallisations. Le produit ainsi purihé peut être employé‘à préparer des solutés injectables à la condition que les cristallisations aient été effectuées avec tout le soin désirable,
Au point de vue industriel la méthode est très intéressante d’abord à cause du rendement et ensuite à cause du prix de revient relativement bas du gluconate. La seule dépense importante outre le glucose est le courant électrique. Or, pour transformer une molécule de glucose en acide gluconique il faut un atome d'oxygène cu deux faradays en théorie. En pratique la quantité d’électricité nécessaire est assez voisine de ce chiffre. Ainsi 45 grammes de glucose (soit 1/4 de molécule) sont oxvdés avec un rendement de.95 par un demi faraday (13,4 ampères-heures). Ce fait prouve que la réaction d’oxyda-