RES
tion du glucose en acide gluconique est la seule se produisant, Car aucune réaction d’oxydation amenant la disparition d’une telle quantité de sucre réducteur ne nécessiterait une si petite quantité d'électricité.
Le prix de revient du courant électrique employé est relativement bas par rapport au prix de revient du chlore et du brome employés comme agents oxydants dans la méthode chimique.
Cette méthode très emplovée dans la pratique industrielle nécessite un appareillage spécial. Nous décrivons le plus simple qui est à l’origine de tous les autres et qui est celui d’Isbell,
APPAREIL D'ISBELL.
C’est une cuve électrolytique très simple. Elle se compose de 2 électrodes adaptées à un ballon pyrex de 2 litres à col étroit qui est muni d’un agitateur mécanique. Les électrodes sont des cylindres de graphite de 22 mm de diamètre et assez longues pour atteindre le fond du ballon. Elles sont placées de part et d’autre du goulot du ballon tandis que Î’agitateur est dans le goulot (voir figure 1). :
La solution sucrée renfermant le bromure et le carbonate de calcium est placée dans le ballon et un courant continu traverse l’appareil.
Un potentiel de 13 volts donne un courant d’un peu plus de 0,5 ampère ou un courant d’une densité de 10 ampères par décimètre carré. Ce potentiel est bien supérieur à celui nécessaire pour l’oxydation, les pertes étant causées surtout par la résistance des électrodes et de la solution. La quantité d'électricité est mesurée par un ampèremètre en série avec la cuve à électrolyse. Lorsque la réaction est en marche, de l’hydrogène et du gaz carbonique se dégagent. La réaction du milieu n’est jamais acide à cause du carbonate de calcium et le liquide n’est pas coloré le brome étant absorbé dès sa libération. Des prélèvements sont effectués de temps en temps et le pouvoir réducteur du liquide est mesuré. La recherche du brome libre est effectuée avec des papiers à l’iodure de