‹ Le Glutathion Et L'Inhibition De La Fermentation Alcoolique Par Les Acides Acétiques MonohalogénésChapitre 14 sur 45 · DE · texte numérisé non relu

DE

sortes : comptage des cellules de levure à l’hémacytomètre, mesure de l’opacité d’une suspension par néphélométrie et enfin, détermination du poids sec. Une critique détaillée des différentes méthodes nous est donnée par Weber (98) qui jette définitivement son dévolu sur la pesée du poids sec après filtration sur un filtre en verre spécial, ce qui lui permet de peser une quantité minima de 1 mg. 5 avec une erreur de 0 mgr. 1.

Dans la majorité des cas, après avoir centrifugé dans de petits tubes à centrifugeuse tarés, et lavé une ou deux fois, nous avons séché à 100°, jusqu’à poids constant. Nous obtenions ainsi le poids sec. A cause des erreurs de pesée, nous n’avons déterminé de cette manière que les quantités estimées supérieures à environ 8 mmgr. Pour de plus petites quantités nous nous sommes servis de l’électrophotomètre Meunier (99).

Mihalz et Rottier (100), Faguet (101) sont parvenus à effectuer des mesures néphélométriques de suspension de micro-organismes donnant toute satisfaction.

Les premiers font, au cours de la description de leur propre appareil, une critique détaillée de la méthode et de la valeur des résultats obtenus. Ils établissent la courbe d'étalonnage de l’appareil en tenant compte de la nature et de la couleur de leurs différents milieux de culture. Mais ils évaluent les quantités de microbes en nombre de cellules, ce qui entraîne de grosses erreurs suivant Weber. Faguet obtient une courbe de croissance continue dans les conditions de croissance même, ce qui malheureusement est par trop aléatoire avec des levures dont le dépôt est rapide, l’agglutination souvent énorme et la durée de l’expérience trop longue. :

Nous avons effectué nos mesures sur des suspensions

dans un tampon de pH 6,4 et rapporté les résultats en poids sec par unité de volume. L’étalonnage de l’appareil a donc été fait au moyen d’une suspension, dont une partie servait à la détermination du poids sec par centrifugation et pesée du résidu obtenu à 100°, tandis que l’autre partie était soumise à différentes dilutions connues et examinées au néphélomètre.

Si l’on porte en abscisses les graduations de l’appareil et en ordonnées le poids sec de levure, on obtient finalement une droite. Dans le cas des suspensions de levures normales et blanches, la précision atteint 5 %; les courbes correspondantes aux levures Cramant et Springer sont presque superposables, alors que la courbe attribuée à la levure Dortmund se trouve placée légèrement au-dessus des autres.

Par contre, dans le cas des levures accoutumées, qui présentent des variations de forme et de dimensions et surtout une forte coloration, la précision tombe à 15 %. C’est la coloration qui gêne le plus les résultats, coloration provoquée dans les levures accoutumées surtout par les milieux troubles et foncés.

Pour y remédier, nous nous sommes servis de milieux fortement encollés, aussi clairs que possible. Malgré tout, nous retrouvons ici encore la courbe de la levure Dortmund accoutumée au-dessus des deux autres.

La suspension de levure dont le poids est à déterminer est centrifugée, lavée et soumise ensuite à plusieurs dilutions successives à l’aide du même liquide tampon. Parmi les lectures effectuées à l’appareïl on doit obtenir au moins deux chiffres qui se trouvent dans la partie moyenne de la graduation. |

En se reportant à la courbe d'étalonnage on peut lire

deux valeurs qui, après calcul, doivent correspondre au même poids sec cherché.

En conclusion, le poids sec peut être pesé directement avec beaucoup de précision s’il dépasse une certaine valeur. Des quantités très faibles sont mesurables par néphélométrie avec une approximation très satisfaisante pour les levures normales et saines et un peu moins pour les levures empoisonnées.

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