‹ Le Glutathion Et L'Inhibition De La Fermentation Alcoolique Par Les Acides Acétiques MonohalogénésChapitre 24 sur 45 · PARTNER · texte numérisé non relu

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nitroprussiate dans les filtrats. On homogénéise le filtrat 4 et on pipette 10 cc. que l’on verse dans des tubes à centri- À fugeuse d’environ 50 cc.. On a ainsi deux tubes pour le dosage du GSH et deux pour le glutathion total et ce qui \ reste est versé dans une éprouvette graduée; le volume total i sera donc de 40 cc. + n cc. indiqués par l’éprouvette. On neutralise les quatre lots d’abord par de la soude à 50 % jusqu’au voisinage de la neutralité puis on continue par de la soude à 0,5 % jusqu’au virage bleu de bromothymol. | On ajoute aux tubes destinés au dosage du GSH un peu E plus de 2 cc. de lactate de Cd à 2 %, qui provoque un trouble et une acidification qu’on neutralise par de la soude à 0,5 %.

Aux deux autres tubes on ajoute 1 ce. de cyanure simple ou double à 5 % et on abandonne pendant 30 minutes, &. après quoi on verse dans chacun d’eux la solution de lactate : de Cd à 3 % acidifiée avec 0,1 % d’acide acétique, jusqu’au virage franchement jaune, puis encore 2 cc. de lactate à 2 % en continuant comme pour le GSH.

Dans la dernière note (119), les auteurs modifient légèrement leur technique; au bout de 30 minutes de repos en présence de cyanure on ajoute d’abord 4 cc. de lactate à 2 % puis 0,5 cc. de solution d’acide trichloracétique à 5 % et on neutralise. La formation du dépôt se fait après un temps assez variable suivant les cas, ne dépassant généralement pas six heures.

Dorénavant, les opérations sur les quatre tubes seront identiques. On centrifuge à grande vitesse, on verse brusquement le liquide surnageant le dépôt et on laisse les tubes renversés, Les deux tubes qui ont contenu du cyanure sont

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soigneusement essuyés à l’intérieur par un morceau de papier filtre fixé sur une baguette. ;

Les précipités sont dissous dans 10 cc. d’acide phosphorique à 10 %.

Dans leur dernière technique (119), les auteurs préconisent l’emploi de l’acide phosphorique à 10 % contenant 5 g. de CINa, ce qui supprime l’autoxydation des iodures avec rebleuissement de l’amidon, cause de difficulté dans l'appréciation de la fin de la réaction.

On ajoute ensuite exactement 1 cc. de solution de I M/250 préparée extemporanément à partir d’une solution décinormale et l’on titre l’excès d’I en présence de 2 à 3 gouttes d’une solution d’amidon à 1 %, par de l’hyposulfite M/500 préparée comme la solution d’iode. La solution d’iode est préalablement ajustée à la solution d’hyposulfite. Pour le calcul on se sert de la formule suivante que nous reproduisons d’après les auteurs :

(2n — n) X 0 mg. 614 X 100 V J RU ——— X — D)

« où n signifie le volume d’I N/250 ajouté en excès; n le

volume d’hyposulfite de Na N/500 ajouté jusqu’à disparition de l’excès d’I; P le poids prélevé de levure en gramme; V le volume total de l’extrait; v le volume examiné de l’extrait, soit 10 cc. dans notre cas; le coefficient 0 mg. 614 représente la quantité de glutathion réduit (poids moléculaire 307) corespondant à 1 cc. d’hyposulfite de soude [une molécule d’I oxyde deux molécules de glutathion réduit (2 GSH + I, — GSSG + 2 HI) et, par conséquent 1 cc. d’hyposulfite de Na N/500 correspond à 0,5 cc. d’I N/250 qui correspond à 0 mg. 614 de glutathion réduit]». En multipliant par 100, on obtient le taux du glutathion réduit en mg. pour 100 g. de levure fraîche, Ce nombre multiplié

par , où S représente le poids sec pour cent de levure

fraîche, nous donne le taux pour 100 gr. de poids sec.

La différence entre les taux du glutathion total et du glutathion réduit, nous donne le taux de glutathion oxydé.

Voici quelques détails sur le dosage du glutathion dans le suc de levure Lebedeff (120). La préparation du suc de levure a été effectuée suivant la technique de Ragnar Nilsson et Frithiof Alm (121). Une partie de levure sèche, obtenue par dessication à 25° d’une levure basse, est mise en suspension dans trois parties d’eau et abandonnée pendant deux heures, à la température de 37°.

Le suc de levure est le liquide recueilli après une centrifugation vigoureuse de cette suspension.

Après de nombreux essais de défécation avec l’acide trichloracétique ou l’alcool, nous avons constaté que les résultats deviennent reproductibles lorsqu’on emploie une solution, faite extemporanément, contenant 10 % d’acide trichloracétique et 20 % d’alcool éthylique.

On défèque 5 cc. du suc de macération par 20 cc. de la solution alcoolique d’acide trichloracétique, on filtre, on lave trois fois par 10 cc. de la même solution et on ramène le filtrat à 100 cc. par de l’eau distillée. On traite 5 ce. de cette solution de la même manière que l’extrait trichloracétique de levure.

Le calcul se trouve dans ce cas réduit à la formule suivante :

X mg. —(2n—n) X 0,614 X m (m est un facteur exprimant la dilution du suc).

Des dosages parallèles de glutathion dans la levure et dans le suc de macération, nous ont prouvé que la totalité du glutathion passe en solution,

Le suc de levure contient certainement de nombreuses protéines sulfhydrilées. |

Nous avons soumis le suc à une précipitation complète par le lactate de Cd, sans défécation préalable. La suite des manipulations se fait très aisément.

On constate ainsi que l’iode finalement absorbé correspondant au glutathion, est de 75 à 80 % de la quantité totale d’iode absorbé sans défécation. Pourtant on ne peut attribuer la différence uniquement aux protéines sulfhydrilées.

Notre rôle n'étant pas de faire une critique de la méthode, nous nous bornerons à formuler quelques observations sur nos dosages.

Le glutathion pur Hoffmann - La Roche ajouté a été retrouvé avec des pertes allant jusqu’à 6 %. Les dosages du glutathion réduit des levures nous ont toujours donné de très bons résultats avec une erreur limite de 5 %. Par contre, nous avons eu au début certaines difficultés pour le glutathion total, pour lequel on trouvait des différences allant parfois jusqu’à 15 %. Avec l’expérience acquise, nous sommes arrivés à avoir de meilleurs résultats, sans pouvoir toutefois garantir une précision supérieure à 10 %.

Il faut pourtant mentionner que la dernière technique proposée par les auteurs (119) et que nous avons appliquée au dosage du glutathion dans le suc de levure, a été beaucoup plus satisfaisante.

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