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quées par Piorry se produisent à la fois. Enfin dès le début on a objecté à la théorie que les gros goîtres n'étaient pas ceux qui amenaient le plus souvent à leur suite le syndrôme de Basedow. On peut faire remarquer aussi que le lymphadénome du cou ne le produit jamais.
D'ailleurs, par la citation que j'ai donnée au chapitre deuxième, on peut s'assurer que M. le professeur Tillaux ne tient plus guère aujourd'hui à la théorie qu’il avait défendue.
Il. THéoRtes cHimiques. — La théorie de l’hyperthyroidation due à Moœbius (1), a eu pour promoteurs en France M. le professeur Renaut (de Lyon), et M. le professeur Joffroy (2). C'est de son côté que se portent de preférence les recherches actuelles.
Avant d'exposer cette théorie et d'en faire la critique, il n’est pas inutile de rappeler très sommairement les notions acquises sur le rôle du corps thyroïde. ;
C'est seulement après la communication de J. L. Reverdin à la Société médicale de Genève (13 septembre 1882) sur les suites des thyroïdectomies totales que les physiologistes s’intéressèrent à cet organe jusqu'alors à peu près dédaigné.
« Schiff a bien reproché aux opérateurs d’avoir ignoré qu'il y
(x) Mœbius. — Schmidt’s Jahrbücher der gesammten Medicin,t. 210, 1886, D4237. —11d;,t%230 1801; D: 199.
Gauthier (de Charolles) (Progrès médical, 1894, p. 365) réclame la priorité de la théorie thyroïdienne qu’il aurait émise dans un mémoire déposé en 1885, pour le prix Portal. Or, si nous nous reportons à l’article déjà cité de Gauthier (de Charolles) daté de 1890, nous voyons cet auteur faire de la maladie de Basedow une névrose. Il est vrai qu’il explique la cachexie au cours du goître exophtalmique par la lésion de la thyroïde, maïs jamais il n’a pensé donner cette lésion thyroïdienne comme cause du syndrôme, ou du moins s’il l’a pensé ne s'en doute-t-on pas à la lecture. Dans le même article il dit en parlant des troubles génitaux qu’ils sont plutôt cause qu’effet. Il faudrait pourtant s’entendre ; qu'y a-t-il à la base de la maladie de Graves? Est-ce la névrose, la lésion de la thyroïde, ou le trouble génital.
(2) Joffroy. — Leçons faites en décembre 1891 à la Salpétrière sur la nature et le traitement du goître exophtalmique, publiées dans le Progrès médical, seulement cn 1893-1894.