‹ Le Goître Exophtalmique: Interprétation NouvelleChapitre 25 sur 31 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

Rapports du goître exophtalmique avec le goître

ordinaire, Vue d'ensemble de la théorie nouvelle.

La phrase classique où M. Rendu signalait la différence de répartition géographique entre le goître ordinaire et la maladie de Basedow a fait son temps. Les partisans de la théorie de l'hyperthyroïdation en ont fait justice.

On sait aujourd'hui que le syndrôme que réclamaient les neuropathologistes peut apparaître en niême temps que le goître, quelque temps après lui ou au bout d'une période fort longue. On ne croit plus guère aux cas d'absence de goître, et d’ailleurs j'y reviendrai plus loin.

Il existait autrefois des faits qui passaient inaperçus ou qu'on ne voulait pas croire légitimes parce qu'ils allaient à l'encontre des théories admises. Au cours de certaines épidémies de goitre on avait vu se produire des symptômes étranges. Dans un rapport de Gouget (1), on trouve ceci : « La respiration n’a été un peu gênée que chez un seul goîtreux, porteur d’une hypertrophie générale et méritant à juste titre la dénomination de goître en

hausse-col. Chez le même individu, les yeux étaient saillants,

(1) Gouget. — Rapport sur une épidémie de goître aigu observée à Colmar pendant le premier semestre de 1861. — Recueil de mém. de médecine, de chirurgie et de pharmacie militaires. IIIe Série, t. 7, 1862, p. 389.

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