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n'en donnait plus une goutte de sang. On ne peut juger que par une injection fine de la vascularisation de ces tumeurs.
En outre la plupart des examens récents ont été faits pour trouver des arguments en faveur de la théorie de l'hyperthyroïdation. M. le professeur Renaut s'étend longuemenñt sur les veines et les lymphatiques, voies d'absorption ; les artères ne l'ont pas intéressé.
Pourtant le goître exophtalmique est vasculaire et trèsvasculaire.
« La vascularité extrême des tissus rend la trachéotomie fort dangereuse et, en fait, un malade dont parle Trousseau succomba à l’hémorrhagie » (x).
Farner lui-même, qui trouve les vaisseaux diminués, l'avoue à plusieurs reprises : « À l'opération, on trouve à la surface de nombreuses veines grosses comme le doigt, l'artère thyroïdienne supérieure avait le volume d’une humérale. On dut lier un grand nombre de vaisseaux très fragiles ». (loc. cit. p. 5929).
« À l'opération grosses veines à la surface ; forte hémorrhagie veineuse de petits vaisseaux à parois minces et fragiles ». (p. 544).
« Forte hémorrhagie par tous les vaissseaux, quelque petits qu'ils fussent ». (p. 5/5).
& L'évolution du goître basedowien, son apparition et sa disparition parfois si brusques, ses alternatives rapides d'augmentation et de diminution, le différencient trop du goître ordinaire pour que le système nerveux ne joue pas un grand rôle dans sa production.
Dans l’évolution des angiomes et des anévrysmes cirsoïdes nous trouvons déjà des faits à peu près comparables :
» Les autres.... se mettent tout d’un coup à prendre un accroissement considérable; cet accroissement serait favorisé par la grossesse, la menstruation, les traumatismes (2). »
(1) Jaccoud. — Traité de pathologie interne, 6° édit., 1899, t. I, p. 805. (2) Quénu. — Traité de chirurgie de MM. Duplay et Reclus, t. L, p. 496.
« IL est des angiomes dont la marche est tout à fait irrégulière, et qui subissent, sans cause manifeste, de brusques accroissements. Chez les enfants, il arrive que de petits angiomes sous-cutanés, ayant passé complètement inaperçus, subissent en quelques jours, ef même en quelques heures, un accroissement brusque et considérable, qui les rend manifestement apparents (1). »
Si nous prenons des observations de goître vasculaire, nous trouverons une évolution tout à fait comparable (moins les symptômes d'excitation du sympathique) à celles des maladies de Basedow apparaissant et disparaissant rapidement.
Le malade de M. le professeur Tillaux (in Piot. Du goître endémique) entrait à Saint-Antoine, le 19 février 1891, avec battement, frémissement, souffle thyroïdien; le 4 mars, il n’y avait presque plus rien.
Dans le mémoire de LückKe, je retrouve des observations analogues.
J. S., 6 ans. — En huit jours tuméfaction de tout le cou, accompagnée depuis deux jours de dypsnée; corps thyroïde triplé, yeux brillants, frémissement à la palpation, souffle au stéthoscope. La pression réduit complètement la tumeur qui se reproduit par saccades quand la pression cesse. En huit jours diminution notable, puis disparition.
P. S., 17 ans. — Pas de goître antérieur. Fin janvier 1876, augmentation rapide du côté droit du cou. Le 12 février, gène de la respiration. Lobe droit du volume d'une petite pomme, complètement réductible, reparaissant par saccades, frémissement, souffle. En 10 jours, plus de battements ; en trois semaines, plus de tumeur.
A. C., 12 ans. — En trois semaines, gonflement de tout 1: cou, Consistance molle, frémissement, souffle, réductibilité incompiète. En huit jours plus de pulsations ni de souffles.
(r) Delbet. — Traité de chirurgie clinique et opératoire, t. I, p. 459.
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À ces cas, observés au cours d'une épidémie de gottre, il ne manquait que l'excitation. du Sympathique pour être des goîtres exophtalmiques. Encore l’auteur ne parle-t-il pas du pouls et dans la première observation il note que les yeux sont devenus brillants.