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avec paralysie de ce nerf. (IL est vrai qne cette dernière est moins gênante que l'excitation.) Ces trois modes d'intervention ont été mis en pratique, le
troisième tout récemment
19 Méthodes agissant directement sur le goître. — Quand on est bien convaincu que le goître est la maladie première dont tout le reste n'est que complication, on est amené à ne traiter que le goître et à le traiter comme dans les cas ordinaires. Dans ces cas on ne songe à intervenir chirurgicalement que lorsque le traitement iodé sous forme d'iode, iodoforme, iodure est resté inefficace: On y joint parfois l'injection intraparenchymateuse de teinture d'iode, mais il faut bien savoir que celle-ci est à peu près aussi dangereuse que les opérations véritables, et qu'elle donne une fausse sécurité.
Dans la maladie de Basedow l’iode avait été employé et recommandé par Stokes, Gros, Piorry, Bouillaud ; il n'en fut plus question depuis que Trousseau lui jela l’anathème. Ce serait une question à reprendre; nous voyons en effet que dans les cas de goîtres vasculaires de Tillaux et de Lücke l'iodure de potassium fut administré avec succès; pourtant l’un des cas de Lücke commençait peut-être à devenir exophtalmique.
Les injections iodées sont peut-être plus dangereuses encore dans le goître vasculaire que dans les autres formes ; Lücke en obtint pourtant la résorption de noyaux restés après disparition de la tumeur principale. ;
Dans le goître exophtalmique, Terrillon et Sébileau en 1886, Thyssen en 1889 en ont obtenu des guérisons.
L'électricité doit également agir sur le goître lui-même. Très-vantée par Vigouroux, décriée par Taylor, von Dusn, Eulenburg, Guttmann, Chvostek, on conçoit fort bien qu'elle puisse agir à la longue sur une tumeur vasculaire. Elle serait plus efficace sans doute sous forme de galvanopuncture (Scou-
tetten l'employait autrefois dans le goître vasculaire). é
Les sétons et les caustiques ont été justement abandonnés ; ils avaient bien donné des améliorations à Mac Naughton Jones et à Ollier, mais ce sont des procédés qui répugnent à la chirurgie moderne.
Restent les véritables interventions chirurgicales dirigées contre le goître : la thyroïdectomie totale ou partielle, la strumectomie ou énucléation, l’exothyropexie.
La thyroïdectomie totale doit être rejetée bien entendu par crainte du myxœdême ; la thyroïdectomie partielle a donné d'excellents résultats. Mais s’il est vrai que ce sont les artères thyroïdiennes inférieures qui excitent le sympathique, il faudrait employer un autre procédé que celui de Mikulicz et laisser plutôt en place la corne supérieure. La strumectomie n’agit peutêtre pas aussi bien sur les artères thyroïdiennes que la thyroïdectomie. Quant à l’exothyropexie, je persiste à croire qu’elle ne doit être qu'un pis-aller, et je doute quelle soit destinée à un grand avenir. On a pu voir que l'innocuité n’en était pas absolue et les suites en sont longues, malpropres et pénibles.
Le goitre basedowien ne se comporte pas absolument comme les autres après la thyroïdectomie partielle.
Lorsqu'on enlève, dans les cas de goître vulgaire, un lobe ou un fragment de la glande, en général les parties laissées repoussent.
Dans le goître exophtalmique, il semble que ce ne soit pas la règle.
Wolff (1) a pu suivre 26 cas de thyroïdectomies partielles ; sur ces 26, il y avait 4 cas de maladie de Basedow. 14 fois, il y eut répression complète des fragments restés en place, et cela dans un laps de temps variant entre huit semaines et un an. Dans 12 cas, la régression resta incomplète, et c’est
dans cette catégorie que se placèrent tous les quatre goîtres basedowiens.
(1) J. Wolff. — Mittheilungen zur Kropfestirpation, — Deutsche med. Woachenschrift, 1893, p. 245.