PATES
signes rencontrés chez des basedowiens appartiennent en propre à la maladie de Basedow.
La marche est des plus irrégulières. Ce sont les femmes qui paient le plus lourd tribut à la maladie. Le seul auteur qui ait observé plus d'hommes que de femmes est Chvostek (1), mais l’apparente anomalie s'explique par sa qualité de médecin militaire.
Le plus grand nombre des cas se produisent pendant. la période d'activité génitale. Le plus jeune sujet observé avait deux ans et demi (2).
La maladie se constitue souvent d’une facon lente et progressive; les patients se plaignent d’abord de palpitations; le goître n'est remarqué qu'un peu plus tard, puis vient ou ne vient pas l'exophtalmie.
Ailleurs le début est brutal et le tableau clinique est au grand complet en douze ou vingt-quatre heures,
C'est ensuite par exacerbations et par rémissions que se fait l’évolution qui peut aboutir soit à la cachexie et à la mort (25 0/0 des cas), soit à la guérison, qui reste habituellement incomplète.
Les exacerbations se produisent à l’occasion de la menstruation, de la grossesse (qui, dans quelques cas, a semblé au contraire avoir un effet favorable), des efforts physiques ou des
émotions morales.
(1) Chvostek. — Weitere Beiträge zur Pathologie und Electrotherapie der Basedow’schen Krankbheït. Wiener med. Presse, 1872.
(2) Von Dusch, — Lehrbuch der Herzkrankheïten, 1868, p. 349.
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